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Politique

N’en déplaise à Macron...

A Noyon dans l’Oise, les Gilets Jaunes continuent à tenir le campement, 24h/24

Depuis le 17 novembre, les habitants de la commune de Noyon, dans l’Oise, ont embrassé pleinement le mouvement des gilets jaunes. Il faut dire que la population active de cette ville de 15 000 habitants est frappée par un taux de chômage de plus de 20 %, et une précarité qui bat des records.

mardi 5 février

Dans ce département sinistré par la casse des services publics et les fermetures d’usines, comme la célèbre Continental de Clairoix, les raisons de la colère ne manquent pas. Alors les Gilets Jaunes de l’Oise ne sont pas près de lâcher l’affaire. Après avoir été délogés de leur rond-point et s’être vu interdire de distribuer des tracts, ils sont venus se réinstaller sur un terrain privé prêté par un particulier, rue d’Orroir à Noyon. Ils sont une quarantaine à assurer un roulement 24 heures sur 24, au sein d’un campement sacrément sophistiqué, et jouissent d’un large soutien parmi la population. Antonio Barbetta, gilet jaune de la première heure et organisateur de la marche des blessés sur Paris pour l’acte 12, est allé à leur rencontre, en voisin, et en béquilles. “C’est de pire en pire, confie l’une des occupantes du campement. Castaner nous prend pour des cons, là tout le monde est en grève. Il faut que tout le monde s’y mette, les routiers, les ambulanciers… tous les corps de métiers sont touchés de toute façon, les retraités, les handicapés... tout le monde !”

Samedi prochain, certains d’entre eux prévoient de rejoindre un rassemblement à 13h à Compiègne, tandis que d’autres se rendront à Paris pour le 13e week-end consécutif. Ils appellent à les soutenir par la présence ou en leur apportant du bois, de la paille ou des denrées.

De son côté, Antonio, qui travaillait en intérim et a été gravement blessé au pied à l’acte II sur Paris par une grenade GLI-F4, s’est retrouvé sans emploi. Nous appelons à le soutenir via sa cagnotte de soutien en ligne et/ou via toute offre d’emploi comme commercial ou vendeur, sur Compiègne, Noyon, Chauny ou alentours.




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