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Politique

Opération com’ malgré les casseroles

A Poitiers, tout le monde (n’) aime (pas) Fillon

Sifflé l’avant-veille à Troyes, c’est au Futuroscope de Poitiers que Fillon était censé se refaire une santé, jeudi soir. Invité dans le fief de son ancien chef, Raffarin, lorsqu’il était lui-même ministre de Chirac, le candidat de la droite a voulu montré qu’il était encore dans la course. A quelques détails près. Corinne Rozenn

vendredi 10 février 2017

« 2500 personnes, dont la moitié a dû rester à l’extérieur pour suivre le meeting sur écran géant ». La communication des Républicains pour couvrir le meeting de Fillon faisait quasiment croire que c’était Mick Jagger qui avait fait le déplacement. Même si Raffarin (qu’on a connu moins populiste) a éructé sur la presse pour chauffer la salle, les applaudissements étaient quelque peu télécommandés. A l’image, d’ailleurs, de la dizaine de cars payés par les Républicains pour rameuter les troupes de Niort, de Tours, de La Rochelle et même du bordelais. Rien de mieux, pour faire salle comble, que de payer le déplacement aux « clubs-du-troisième-âge-qui-soutiennent-Fillon » de toute la région. Peu de jeunes dans la salle, si ce n’est les cadres de la campagne LR. « La famille est réunie », disait Raffarin, sauf que son ancien favori, Alain Juppé, s’était bien gardé de faire le déplacement tellement Fillon est dans les affaires jusqu’au cou. Les applaudissements, par ailleurs, étaient nécessaires pour couvrir le bruit à l’extérieur. Armée de casseroles, une bonne partie du milieu militant de gauche de Poitiers avait fait le déplacement jusqu’au Futuroscope pour dire tout le bien que la ville pense de celui qui est encore (pour combien de temps ?) le candidat de la droite aux présidentielles.




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