^

Notre classe

Maire PS

A Saint-Denis, la Mairie PS casse la grève de ses salariés par des méthodes illégales

A l'appel de tous les syndicats des territoriaux à la Mairie de Saint-Denis, une grève de tous les secteurs de la Mairie a lieu depuis le vendredi 2 octobre. En cause : la casse des acquis sociaux des travailleurs communaux et la liquidation du service public municipal.

mercredi 7 octobre

Vendredi 2 octobre au matin, 500 personnes étaient rassemblées pour défendre le service public communal contre les attaques de Mathieu Hanotin, le nouveau Maire PS de Saint-Denis.
L’intersyndicale de la Mairie (Sud Collectivité, CGT, UNSA, …) ainsi que FO et la CFDT avaient appelé à la grève ainsi qu’à un rassemblement devant l’Hôtel de Ville.

Les motifs de leur colère sont nombreux. Dans la droite ligne de ce que prévoyait la Loi Dussopt dite de « transformation de la Fonction Publique », que l’on pourrait renommer « de précarisation de la Fonction Publique », Mathieu Hanotin s’est engagé à piétiner les acquis sociaux des travailleurs de la Mairie. Cela passera notamment par la suppression de 3 jours de leurs congés annuels, le remplacement de leur prime bi-annuelle par une prime « au mérite » (conditionnée à leur présentéisme), etc…

Les « premiers de corvée » ceux qui assuraient la continuité du service public au pic de la crise sanitaire, se voient donc remercier par une énième attaque contre leurs conditions de travail et leurs salaires. Comme dans beaucoup de collectivités étranglées par les coupes budgétaires, ou à l’Education Nationale.

Pour les salariés de la Mairie de Saint-Denis, cette attaque est d’autant plus rageante que le premier acte du Maire nouvellement investi aura été de s’augmenter de 1373 euros lors de l’été 2020 et d’armer sa Police Municipale, représentant un coût non négligeable pour le budget de la municipalité.

Des méthodes illégales pour casser la grève

En réponse à la mobilisation et pour casser la grève des employés communaux, le Maire a d’ores et déjà embauché 17 nouveaux salariés pour remplacer ceux en grève lors des pauses méridiennes. Ces embauches se sont faites au pied-levé et en toute opacité. En plus d’être totalement injustes, cette méthode est illégale, car depuis le vote de la « Loi de transformation de l’action publique » de 2019, le service minimum dans les collectivités territoriales doit être déterminé par un accord avec une assemblée délibérante regroupant syndicats et exécutif (article 7-2). Sans accord, aucun service minimum ne peut être mis en place.

Aussi, fidèle à sa nouvelle doctrine sécuritaire, M.Hanotin s’est illustré en menaçant de sanctions les salariés qui s’étaient introduit dans le centre administratif pour faire face à la Direction Générale, invoquant l’utilisation de la vidéo-surveillance. Bien sûr, il ne s’est pas gêné non plus de faire appel dès vendredi à sa Police Municipale pour réprimer le mouvement.

Des rendez-vous et une caisse de grève pour soutenir les salariés en lutte

Jeudi 8 octobre prochain à 18h00 aura lieu un rassemblement devant l’Hôtel de Ville lors du Conseil Municipal. Une caisse de grève est d’ores et déjà en ligne pour soutenir les grévistes et leur permettre de continuer la lutte jusqu’à la victoire.




Mots-clés

Caisse de grève   /    Droit de grève   /    Saint-Denis   /    Grève   /    Notre classe