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Politique

Violences policières

À Toulouse, dans le quartier des Izards, un jeune homme violemment renversé par la BAC

Ce dimanche, un jeune a été violemment et volontairement percuté par une voiture de la BAC dans le quartier des Izards. Il a fallu de longues heures avant que sa famille ait la possibilité d’avoir de ses nouvelles, et de savoir où il se trouvait. Nous relayons ci-dessous le communiqué du Collectif pour une Union Antiraciste et Populaire 31.

mardi 19 février

Source des communiqués : Collectif pour une Union Antiraciste et Populaire 31

Dimanche 17 février 2019, entre 17h et 17h30, dans le quartier des Izards à Toulouse, une voiture de la BAC a violemment et volontairement percuté le jeune K. âgé de tout juste 18 ans.

Ca fait plus de 24 heures que sa famille est sans nouvelles de lui, alors qu’il est à l’hôpital. Le police refuse que la famille puisse le voir, sa mère ne sait rien de son état de santé.

Cette tentative d’homicide s’est passée en plein coeur du quartier, où la BAC a l’habitude de poursuivre les jeunes. D’après plusieurs témoins, la BAC a pourchassé ce jeune alors qu’il était au volant de son scooter. Quand il a garé sa machine et traversé la rue en marchant, les policiers l’ont renversé, délibérément. Plusieurs personnes, très choquées, disent avoir vu la voiture accélérer. Le choc a été tellement fort que K. a fait un double tour sur lui-même avant de retomber violemment à moitié sur le trottoir et à moitié sur sur la route. Les témoins ont vu son visage plein de sang. Ils ont cru qu’il était mort, quand ils ont vu la quantité de sang.

Immédiatement après le choc, le policier conduisant la voiture est sorti, tenant sa tête entre les mains. Ca prouve qu’il prenait soudain conscience de la gravité de son acte, en voyant ce jeune à terre. Quand les pompiers sont arrivés, tous les vêtements de K. ont été confiés à la police par les pompiers... Pour quelle raison ?
A ce moment-là, K. était conscient, puisque les témoins l’ont entendu crier de douleur.

Les proches de K. tenté de le voir immédiatement, pour savoir s’il était vivant et dans quel état : les policiers leur ont donné de fausses informations pour les chasser de l’hôpital, en leur disant qu’il était à l’autre bout de la ville.

La famille de K. a tenté toute la journée de le voir, ça lui a aussi été refusé par les policiers. Ne pas savoir comme il va est insoutenable, vu la violence des faits. Les policiers refusent de donner la moindre information sur son état de santé et sur les raisons de cette interdiction, illégale. La police a pourtant l’obligation d’informer la famille lorsqu’elle retient une personne. La zone de non-droit, celle où tout est permis est ici, est celle de l’action policière.

La police gagne du temps pour se couvrir.

Nous devons relayer cette information.

Nous devons nous préparer à soutenir la famille dans ses démarches :
- pour voir K. et pour savoir dans quel état de santé il est. C’est l’urgence absolue.
- pour dénoncer l’acte ignoble des policiers.

Pour ça, nous devons tous nous préparer à suivre cette affaire et à soutenir les demandes de la famille.

Dans les heures à venir, une page de soutien sera créée. Nous devrons être nombreux à nous inscrire à la page et à participer à la cagnotte qui financera un avocat pour représenter la famille.

Restez connectés. Plus d’infos à venir dans les prochaines heures.
Toucher un d’entre nous, c’est nous toucher tous.




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