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Castanet, Lourdes, Tarbes, Bagnères de Bigorre, Lannemezan

A Toulouse, les postiers en grève de la région convergent pour une action devant la direction

Ce 24 mai, une action de convergence entre les différents centres de postiers en grève était organisée à Toulouse devant les bureaux de la direction. Alors que les négociations avec le comité technique piétinaient et que le mépris était de mise, l'ensemble des grévistes ont envahi le bureau.

vendredi 24 mai

Ces dernières semaines, les grèves de postières et de postiers se multiplient. Le phénomène est particulièrement fort en Occitanie, et les raisons de la colère sont quasi-systématiquement les mêmes : imposition de la pause méridienne, réorganisation et multiplication des « îlots », synonyme de décentralisation des travaux de triages du courrier, qui ont des conséquences plus que néfastes. Non seulement, il s’agit pour les facteurs de se battre pour le maintien d’un service public postal de qualité, et les exemples de réorganisation et fonctionnement avec « îlots » ont fait leur preuve en termes de dégradation sur ce terrain, mais aussi contre la dégradation des conditions de travail, durement attaquée avec ces réorganisations qui n’ont, en définitive, pour objectif que de réaliser des économies sur le dos des travailleurs et des usagers.

Ce vendredi 24 mai, un rassemblement de postières et postiers en grève était organisé devant les locaux de la direction de la Poste à Toulouse, quartier des Minimes. Les postières et postiers de Castanet Tolosan, en lutte depuis près de 50 jours et qui doivent faire face au mépris total de la direction ont, bien entendu, répondu présents au rendez-vous. A leurs côtés, les grévistes des Hautes-Pyrénées, venus de Lourdes, Tarbes, Lannemezan et de Bagnères-de-Bigorre, et qui se battent depuis le 9 mai dernier, eux aussi sur un projet de réorganisation.

Le mépris patronal pour toute réponse

Ce rassemblement était organisé à l’occasion de la tenue d’un comité technique, rassemblant responsables de la Poste et organisations syndicales. Après un premier round de « discussion », et après que les élus syndicaux aient exposé un premier rapport mettant en lumière le fait qu’il n’y aurait aucune forme d’avancée sur les revendications des grévistes, c’est un sentiment de colère légitime qui a parcouru l’ensemble des postières et postiers présents au rassemblement.

Les grévistes ont donc collectivement décidé d’aller tous ensemble discuter directement avec les responsables de la Poste, afin d’obtenir des réponses, et ont donc envahi la salle de réunion à une soixantaine de postières et postiers. Surpris, les membres de la direction ont d’abord pris la parole, pour fustiger l’action des grévistes, qui s’est déroulée dans le calme et sans heurts, et vanter le dialogue social « made in La Poste ». Un cynisme absolu lorsqu’on sait que, la veille, les grévistes de Castanet-Tolosan n’ont eu que pour seule proposition... le plan initial de la direction pour lequel ils et elles se sont mis en grève il y a plus de sept semaines, et que les conflits ailleurs en Occitanie sont eux aussi dans une impasse.

A la suite de ce laïus sous forme de provocation, l’un des responsables a alors déclaré vouloir quitter le bureau immédiatement. Spectacle édifiant d’un mépris sans aucune limite, les responsables de la direction se sont ensuite murés dans le silence, ne répondant pas aux questions qui leur étaient posé, ne regardant même plus les grévistes, préférant l’écran de leur ordinateur ou de leur smartphone.

Face à un tel mépris, c’est tout autant la colère que la détermination qui animait les grévistes de Castanet-Tolosan et des Hautes Pyrénées. Alors que les sphères dirigeantes de la Poste cherchent visiblement tous les moyens pour écraser la contestation qui s’enracine et s’étend, nous vous encourageons à signer la pétition de soutien et de contribuer à la caisse de grève en ligne des grévistes de Castanet Tolosan.




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