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Répression syndicale

Bordeaux. La direction de Magna s’attaque aux délégués syndicaux : soutenons Gilles et Vincent !

À l'usine de Getrag Ford transmissions, maintenant sous la direction de Magna, alors que la pérennité de l'entreprise est encore en flou total, la direction lance les hostilités contre les représentants des salariés : sont convoqués pour sanctions disciplinaires trois délégués CGT et FO, dans la continuité de la politique de répression syndicale.

jeudi 15 avril

Crédits photo : archives J.-M. L. B

Alors que la direction a officiellement changé le 1er avril dans les mains du constructeur canadien Magna, et que depuis le 10 septembre, les salariés se mobilisent à l’appel de l’intersyndicale pour dénoncer l’absence de projet industriel qui puisse garantir une pérennité du site et des emplois, les hostilités de la part de la direction sont lancées.

L’usine de Getrag Ford Transmissions, anciennement usine sœur du site de Ford Blanquefort, fermé il y a maintenant deux ans et supprimant plus de 700 emplois, mettant 3000 emplois induits en péril, est aujourd’hui dans une situation de flou quant à son avenir, alors qu’elle produit des boîtes de vitesses manuelles, et que la direction ne présente pas de projet de nouveau produit ou nouveau client qui puisse garantir un avenir pour les 700 salariés.

Mais aujourd’hui, dans un contexte de crise sanitaire et économique, la direction semble plus préoccupée par mener des attaques à l’encontre des représentants syndicaux du personnel que de chercher à trouver un avenir au site.

Ce sont deux militants CGT, et un délégué syndical de FO qui sont aujourd’hui visés par des convocations en vue d’une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement, élus au Comité Social et Économique. Des tentatives d’intimidation individuelles, pour chercher à en faire des exemples : ces mécanismes patronaux de répression syndicale sont usés consciemment pour chercher à faire peur aux salariés, et à ceux qui les représentent. De plus en plus utilisés aujourd’hui par les patrons, et notamment en période de crise où c’est la régression sociale qui prime, avec la complicité du gouvernement, pour faire payer le coût de la crise aux travailleurs, ces mécanismes de répression syndicale sont de plus en plus courants, comme c’est le cas à la RATP, Ahmed Berrahal, qui est aujourd’hui dans le viseur d’une plainte de la part d’un chef.
Pour soutenir Vincent et Gilles contre la répression syndicale, signez la pétition adressée au gérant de l’entreprise M. Paizer, qui a déjà obtenu 500 signatures en 48 heures : http://chng.it/8SS8Rdb6gX

De son côté, la CGT GFT Magna appelle à une première action pour s’y opposer le mardi 27 avril à 13H sur le Parking de l’usine, pour dénoncer ces méthodes nauséabondes de la part de la direction, mais aussi pour exiger l’arrêt et le retrait de l’ensemble des sanctions qui pèsent sur trois représentants du personnel, CGT et FO.

Soyons nombreux et nombreuses pour soutenir les salariés et leurs représentants que la direction menace aujourd’hui, mais aussi pour un combat pour l’emploi, car nous ne voulons pas payer les frais de leur crise ! 




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