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Répression policière

Acharnement policier. Jérôme Rodriguez interpellé deux fois en marge des manifestations parisienne le 14 juillet

Mercredi 14 juillet, en marge du défilé militaire sur les champs Elysée, se déroulait une manifestation de Gilets Jaunes et une manifestation contre le pass sanitaire. Comme toujours, Jérôme Rodriguez, figure médiatique des Gilets Jaunes et éborgné, était présent à la capitale. Et comme toujours un acharnement policier s’est exercé durant toute la journée contre lui

jeudi 15 juillet

Crédits Photo : Anne-Christine POUJOULAT/BFMTV

Ce 14 juillet, Alors que Didier Lallement était promu Commandeur de la Légion d’honneur pour la « noblesse de son action » et alors que celui-là même a fait interdire « tout rassemblement de Gilets jaunes » ; une manifestation a quand même eu lieu. Lors de celle-ci, Jérôme Rodriguez fut une première fois arrêté dans le VIIe arrondissement alors que, selon ses dires, il était « tout seul, sans gilet jaune et sans aucun signes distinctifs ». Il écope alors d’une amende de 135€. Une seconde interpellation a lieu peu de temps après. Cette dernière est retransmise en direct sur le compte facebook de Jérome Rodriguez.

Lors de celle-ci, il se fait interpeller par un dispositif important de policier alors qu’il sortait d’un café. Aucune raison n’est mentionnée par les forces de police pendant les 25 minutes de vidéo.

Lui et son avocat dénonce « une discrimination gouvernementale ». Plusieurs plaintes auraient été déposés pour « interpellation illégale, violation des libertés individuelles et discrimination en raison de son appartenance politique. » Il va sans dire que c’est pour les idéaux qu’il défend et du fait qu’il soit reconnu comme une figure du mouvement des gilets jaunes que Jérôme Rodriguez est ainsi constamment pris pour cible par la police.

Une autre figure tutélaire des gilets jaunes, Priscillia Ludosky a dénoncé sur son compte Twitter cet acharnement.
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Il va sans dire qu’en décorant Didier Lallement et en arrêtant par deux fois Jérôme Rodriguez en une journée, le gouvernement maintient son cap sécuritaire de répression des luttes sociales, et prend pour cible la figure d’un mouvement qui, en 2019 a déstabilisé la Macronie. L’ombre du mouvement des gilets jaunes plane encore sur le gouvernement qui a, depuis cette crise majeure du régime essuyé toute une série de contestations sociale d’ampleur, la lutte contre la réforme des retraites en tête de celles-ci. Elles n’ont été permises que par la prise de conscience du rôle purement et simplement coercitif de la police ainsi que de la force qu’a notre camp social mobilisé. La crainte qu’inspire seul Jérôme Rodrigues reflète encore une fois la crainte qu’inspire ce mouvement au gouvernement et ses alliés. 




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