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Politique

Mobilisation massive !

Acte 14 : Pour fêter les 3 mois du mouvement, les Gilets jaunes en masse et déterminés à Paris

A Paris, ce samedi, c’est avec une combativité et une détermination toujours présente que plusieurs milliers de Gilets jaunes manifestent actuellement pour fêter les trois mois du début du mouvement. Un cortège impressionnant a descendu les Champs-Elysées puis traversé la Seine, puis Notre Dame en passant par la Sorbonne.

samedi 16 février

« On n’est pas fatigué » scandent par milliers les manifestants présents en très grand nombre sur Paris ce samedi. Sur la capitale, la mobilisation reste des plus massives pour ce quatorzième acte des Gilets jaunes. Une mobilisation telle, que certains grands médias, comme le Figaro, se voit obligé de pointer « une foule impressionnante » qui « a descendu les Champs-Elysées ».

Après plus de 3 mois de manifestation, l’ambiance est extrêmement combative. Pour Ramous, devenue une des figures des Gilets jaunes avec sa couverture en direct du mouvement interviewé par Révolution Permanente, y aura toujours « autant de gens tant qu’il n’y aura pas de baisse de la souffrance ». « Le beau temps va faire que les gens vont sortir plus dehors », a-t-il continué. Il y aura « de plus en plus de gens », ajoute-t-il. La première violence c’est « la pauvreté ». « Une main perdue, c’est extrêmement grave ».

La dénonciation de Benalla et Castaner était aussi au centre des discussions des Gilets jaunes. « Benalla en prison » était scandé avec force. La semaine était en effet marquée par la condamnation de Christophe Dettinger à un mois de prison ferme et 2 ans avec sursis avec un régime de « semi-liberté » pendant que dans le même temps Alexandre Benalla se la coule douce au Lotus Club à Marrakech. Philippe de Veulle, l’avocat de Gwenaëlle, témoin clé de l’affaire est revenu sur le procès. « C’était un procès très dur, tout a été contesté ». « Il s’agit d’un honneur pour moi d’avoir participé à sa défense » parlant de Christophe Dettinger. « On est là parmi vous à constater des violences policières ». Le deux poids deux mesures d’une justice de classe est dans la majorité des discussions de cet acte 14.

« Et un et deux et trois cents euros sur nos salaires » était aussi un slogan porté par de nombreux Gilets jaunes. De nombreux Gilets jaunes ont pointé la nécessité d’une grève : « ce qui est bien c’est qu’avec une grève, on serait tous ensemble », explique un Gilet jaune qui « travaille pour Carrefour ». C’est ce qu’exprime notamment l’envahissement d’un Carrefour à Montreuil : « De l’argent pour les salaires pas pour les actionnaires ». « Une grève générale ramènerait beaucoup plus de monde » explique un Gilet jaunes. Il s’agirait de bloquer « Rungis, les ports maritimes, tout ce qui peut bloquer économiquement le pays ». « Faut plus de jeunesse, c’est notre avenir », explique une lycéenne étudiant à Henri IV. Le problème dans son lycée, c’est « ils sont beaucoup macronistes à Henri IV », continue-t-elle.




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