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Politique

Acte 16

Acte 16. Lacrymos, charges de CRS : à Lyon les Gilets Jaunes restent déterminés malgré la répression

Pour l’acte XVI, les Gilets Jaunes lyonnais et venus de toute la région Auvergne-Rhônes-Alpes ont appelé à un dress code en noir en signe de “deuil pour nos institutions et notre avenir incertain”.

dimanche 3 mars

Crédits photos : Rebellyon

Une fois n’est pas coutume, le point de rassemblement n’était pas la place Bellecour mais à 13h devant le Palais de Justice historique du 5ème arrondissement.

Comme chaque semaine, les manifestants ont été accueillis par un gros dispositif de répression policière. L’hélicoptère de la gendarmerie a de nouveau survolé le cortège pendant toute la manifestation, et un groupe de gendarme a été également aperçu sur un bateau qui a suivi les Gilets Jaunes le long des quais. Des grilles anti-émeutes étaient également placée dans la ville pour bloquer les accès à la Presqu’île et à la place Bellecour. Malgré la pression constante de la police, le cortège n’a cessé de grandir pendant toute la marche, allant jusqu’à réunir 5000 personnes. 

La manifestation a commencé sans heurts, malgré une forte pression policière dès son départ. Le cortège a pu tout de même marquer un des arrêts prévus dans le parcours et respecter un temps de parole sur une revendication centrale au mouvement : la justice fiscale.

Aux alentours de 14h45, les premières grenades lacrymogènes sont lancées sur les manifestants au niveau du pont Lafayette. Les manifestants ont continué d’avancer sous les jets réguliers de gaz lacrymogène jusqu’à la rue Garibaldi, où la BAC a bloqué le passage au niveau de l’auditorium. Après plusieurs confrontations et toujours plus de grenades lacrymogènes, les Gilets Jaunes ont cependant réussi à forcer le passage et à continuer sur les quais vers Bellecour, rejoint par le cortège de motards.

Arrivés à Bellecour vers 16h, une partie du cortège s’est regroupée autour de la statue pendant qu’une autre partie a essayé de continuer la manifestation par la rue de la Ré. La BAC, qui attendait place Antonin Poncet, a chargé successivement les manifestants de la rue de la Ré avant de s’en prendre à ceux de la place à coup de gaz lacrymogènes et de tirs de LBD. Après une brève accalmie, la manifestation a repris et les Gilets Jaunes se sont dirigés vers les quais. La BAC, qui suivait le cortège, a chargé à plusieurs reprise pendant que les gendarmes gazaient les manifestants. La manifestation a pu continuer jusqu’au parc de Gerland via l’ENS sous une très forte répression policière, avant de se faire disperser aux alentours de 19h à coup de charges et de gaz lacrymogène.

En plus de la toujours violente répression policière, l’acte XVI a marqué le retour de la menace de l’extrême droite dans les cortèges lyonnais. Chassés à plusieurs reprises par les Gilets Jaunes lors des actes précédents, des militants d’extrême droite ont été aperçus à plusieurs reprises dans le cortège, proliférant des insultes racistes et allant jusqu’à attaquer un groupe de manifestants place Guichard pendant que la police s’est bien gardée d’intervenir. Une fois de plus, ces agressions sur les manifestants prouvent que l’extrême droite n’a rien à voir avec les Gilets Jaunes, et que ses intérêts sont à l’opposé de ceux du mouvement.




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