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Politique

Gilets Jaunes

Acte VII à Montpellier. La répression se durcit, au moins 5 blessés !

Les gilets jaunes s'étaient donné rendez-vous à 14h place de la Comédie pour l'acte VII. Dès 14h15, la répression s'est abattue sur les manifestants. Aux lacrymogènes se sont très rapidement ajoutés les tirs de flashball, blessant durement plusieurs manifestants au visage.

dimanche 30 décembre 2018

Alors que des gilets jaunes bloquaient le rond-point du Zénith de Montpellier, le gros des troupes s’était donné rendez-vous place de la Comédie, pour l’acte VII. La manifestation a très vite conflué devant la préfecture où le comité d’accueil habituel était en place : à peine arrivés sur place, les centaines de gilets jaunes présents ont subi les tirs lacrymogènes de la part de la police. La manifestation s’est ensuite poursuivie du côté de la gare, où les gilets jaunes ont envahi les voies. La réponse du tout répressif ne s’est pas faite attendre. Plusieurs manifestants ont été blessés au visage par des tirs nourris de flashballs, lacrymogènes et grenades de désencerclement, alors même que la manifestation n’avait fait l’objet d’aucun débordement notoire. Face aux revendications des gilets jaunes sur le pouvoir d’achat, la seule réponse d’Emmanuel Macron et de la police à ses ordres est une nouvelle fois celle de la répression, des flaques de sang, des corps amochés.

Suite à cette escalade de la violence policière qui s’inscrit dans la continuité d’un acte VI où la répression s’était abattue pour la première fois sur Montpellier, les gilets jaunes ont répliqué. Face à la gare, plusieurs barricades dont certaines embrasées se sont dressées pour se protéger face à la violence policière. Armés de courage, les gilets jaunes ont alors arpenté les petites rues de Montpellier dans le silence, afin de retrouver la place de la préfecture, en surprenant la police, afin d’éviter la répression. Pourtant, après que les manifestants aient repris leurs positions pendant quelques minutes, la police a alors réprimé sans le moindre scrupule. En atteste ce manifestant touché au front par un tir de flashball. Un de plus... En effet, plusieurs victimes des tirs de flashballs ont été atteintes à la tête. Un constat qui ne relève certainement pas de l’anecdotique : les forces de l’ordre tenaient ostensiblement en joue les manifestants à hauteur de visage, et nul doute que les policiers maîtrisent à la perfection cette arme qui éborgne ou plonge dans le coma comme ce fut le cas récemment sur Toulouse. Une ville rose où un manifestant a été éborgné ce samedi, suite là aussi à un tir de flashball.

A minima 5 manifestants ont été blessés, pour la plupart à la tête. A l’image de cette répression, sans précédent sur Montpellier depuis le début du mouvement, le gaz lacrymogène utilisé aujourd’hui était aussi plus violent, montant d’un cran sur l’échelle du « suffoquant ». Par la suite, d’autres offensives de la part de la police ont eu lieu jusqu’aux alentours de 19h. Aux lacrymogènes, les tirs de flashballs n’étant une nouvelle fois pas en reste. Pas de trêve des confiseurs pour les gilets jaunes héraultais qui ont une nouvelle fois répondu présent ! Nul doute qu’en 2019, ils seront présents, plus déterminés que jamais malgré la répression sans cesse plus violente de la part d’un pouvoir qui vacille...




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