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Politique

Saut répressif

Acte XIX. La ville de Bordeaux militarisée, de nombreux Gilets Jaunes interpellés

Bordeaux, dès le début du rassemblement des Gilets Jaunes pour le dix-neuvième acte, a été le théâtre d’une militarisation de la ville, quadrillée par les forces de répression. De nombreux Gilets Jaunes ont déjà été interpellés, les forces de l’ordre ayant directement attaqué les premiers manifestants.

samedi 23 mars

L’acte XIX de ce samedi se déroule sous le sceau d’un nouveau tournant répressif, après les dernières annonces du gouvernement (multiplication des interdictions de manifester, déploiement de nouvelles brigades d’intervention, utilisation de drones et de produits marquants pour faciliter les interpellations différées…). Dès les premiers rassemblements de Gilets Jaunes, dans de nombreuses villes, les forces de répression faisaient déjà preuve d’un zèle particulier dans l’application de ces nouvelles consignes sécuritaires et répressives.

C’était notamment le cas à Nice, où les CRS ont violemment chargé quelques dizaines de manifestants, causant plusieurs blessures ; à Toulouse, où les fouilles systématiques à la sortie de l’ensemble des stations de métro du centre-ville se sont multipliées ; mais aussi à Bordeaux, ville où la nouvelle préfecture (après la nomination de l’ancien préfet bordelais à Paris) interdit à nouveau toute manifestation. Les cibles privilégiées étant, à chaque fois, les street-medics, ces manifestants munis de matériel de soin et souvent formés aux premiers secours, qui viennent en aide à toutes les personnes blessées au cours des manifestations.

C’est dans ces coordonnées qu’en début d’après-midi, avant-même l’heure du départ habituelle en manifestation, les Gilets Jaunes bordelais se sont retrouvés nassés et repoussés vers le miroir d’eau, la place de la Bourse étant entièrement quadrillée par les forces de répression, aux alentours de 14 heures.

Dans la continuité des annonces de la semaine, la répression franchit un nouveau cap pour ce 19ème acte. A Bordeaux, alors qu’un certain nombres de rue et zones ont étés déclarées interdites d’accès, l’objectif était apparemment que la manifestation ne parte pas, quel que soit le parcours.

Malgré tout, les forces de répression ont finit pas se retirer progressivement et laisser partir un cortège, tandis que des groupes de voltigeurs tournent dans la ville.

Amnistie pour tous les inculpés, liberté pour tous les Gilets Jaunes !




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