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Acte XVII à Montpellier. 3000 manifestants et une forte répression

A Montpellier, l'Acte XVII a été dynamique mais marqué par de fortes tensions avec les forces de police. La manifestation a ainsi été ponctuée de plusieurs provocations et charges policières qui ont abouti à 12 interpellations, un record pour la ville.

lundi 11 mars

Il était à peine 14h15 et le cortège n’était pas encore parti de la place de la Comédie qu’une dizaine d’agents de la BAC, cagoulés, brassard au bras - fait étonnant -, se collaient au cortège pour encadrer la manifestation de façon musclée.

Cette démarche provocante, on ne peut plus gratuite, n’est pas restée sans réponse puisque les Gilets Jaunes ont très rapidement repoussé la BAC. La réaction des forces de police ne s’est pas faite attendre et une compagnie de CRS est venue s’interposer entre les agents de la BAC et les Gilets Jaunes afin de protéger leurs collègues des conséquences de leur provocation accablante.

Ce sont ensuite un peu plus de 3000 personnes qui ont commencé à déambuler dans les rues de Montpellier. Ce cortège particulièrement dynamique et combattif s’est ainsi engagé dans le quartier de l’Ecusson avant de rejoindre celui d’Antigone et de retourner sur la place de la Comédie.

Arrivé sur cette place centrale de Montpellier, une compagnie de CRS s’est mise à longer les murs en courant avant de se positionner face à un McDonald, vraisemblablement pour tenter de le "protéger".

Quelques tensions ont alors eu lieu sur la place de la Comédie puis sur la place de la préfecture. Les Gendarmes Mobiles, présents à la préfecture, ont fait usage de lance à incendie afin de tenter de disperser la foule. S’en sont suivis des tirs de grenades lacrymogènes sur l’arrière du cortège, et la menace planante de la BAC visant les manifestants en tir tendu depuis les petites rues adjacentes, tandis que les manifestants poursuivaient leur avancée vers le Peyrou.

Arrivés en face de ce parc sur les hauteurs de Montpellier, les manifestants se sont retrouvés en face d’une compagnie de CRS isolée. Malgré une ambiance encore festive et bonne enfant côté manifestants une tension s’est très rapidement installée entre ces derniers et la police. Une partie du cortège s’est alors rapprochée des policiers avec une banderole. Les forces de police s’en sont alors donné à cœur joie pour réprimer les manifestants à grands coups de matraques, dérobant même la banderole.

Les manifestants ont continué à défiler en passant par les Arceaux et Plan Cabanes jusqu’à ce que la répression répétée ne finisse par avoir raison des manifestants et ne les contraigne à se disperser. L’accentuation de la répression s’est aussi exprimée avec un seuil franchi en terme d’interpellations, au nombre de 12 pour ce samedi.




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