^

Politique

Témoignage

Acte XVIII sur les Champs : « Les gens tabassaient les vitres du café tellement ils manquaient d’air »

« Nous sommes sur le chemin du retour... et nous sommes en colère... encore plus dégoûtés par le système qui nous gouverne... Les mots que je vais vous rapporter ne pourrons jamais vous décrire les scènes que nous avons vécu... »

mardi 19 mars

Source : Facebook

Crédit Photo : JohanPx Photographie

« Je commencerais par dire que je suis toujours fière de porter mon gilet jaune et que je ne suis pas près de le lâcher...

Les images de feu et de saccages que vous verrez sont choquantes... mais nous ce que nous avons vécu... la réalité... c’est une véritable guerre civile où nous nous faisons passer pour des méchants.
Il y a eu ce jour plusieurs manifestations... une seule sous la pseudo-surveillance des CRS, de la police et de la BAC... tous les autres un véhicule de police... pourquoi ? Car nous sommes violents ? C’est bien ce qu’ils veulent vous faire croire... la vérité ? Nous sommes parqués comme des bêtes... gazés en masse... et tabassés... aucune issue...

Nous avons dû nous réfugier dans un café-restaurant tellement les gaz nous prenaient à la gorge... un air devenu irrespirable où que vous soyez... toutes les rues étaient bloquées... afin de lancer les gaz et attaquer... de quoi devenir fou ! Dans ce café imaginez à l’extérieur une épaisse fumée de gaz où vous percevez des gens prendre la fuite sans issue... tabassant les vitres du café tellement ils manquaient d’air... je n’exagère pas la scène quand je vous dis que ces personnes manquaient d’étouffer devant nos yeux... impuissants... qu’avons-nous fait pour mériter ça ? Hurler haut et fort les injustices de ce pays.... Réclamer le droit de vivre et non plus survivre...

Nous étions face à la banque qui a pris feu... je serais incapable de vous affirmer qui y a mis le feu tellement la confusion des tirs et des attaques étaient importante... mais je vais rétablir une vérité... ce n’est pas un policier qui a sauvé des flammes l’enfant mais bien les pompiers... les flics n’ont pas bougé un seul petit doigt après le déluge qu’ils avaient voulu... une honte de mentir à ce point pour redorer une image qui est bien terni à mes yeux... et salir un mouvement du cœur qui leur fait peur... car il est bien là le problème... ils ont peur... alors stop ces discours nous dénigrant... et vous si ma parole ne suffit pas venez... vous n’en croirez pas vos yeux...

Aujourd’hui Paris était jaune... jaune de français venus de tous les départements... très loin des chiffres annoncés (multipliez au moins par 10)... des personnes de tous âges et tous horizons... qui espèrent... comme je continue à espérer...

Comme nous le scandions dans les rues ne nous regardez pas, rejoignez-nous !
Ce combat est très loin de s’arrêter... ce combat je le continue... nous le continuons... pour nous, nos enfants et nos proches...
On lâchera rien. »




Mots-clés

Gilets jaunes   /    Témoignage   /    Répression   /    Politique