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Racisme et violences d’Etat

Xénophobie décomplexé à l'antenne !

Affaire Théo : "Bamboula, ça reste à peu près convenable". Les flics-facho ne se cachent plus !

Ce 9 février, dans l’émission C dans l'air sur France 5, une partie de l'émission était consacrée à l'affaire Théo, jeune homme de 22 ans violé par la police à Aulnay-sous-bois. Luc Poignant, policier membre du syndicat Unité SGP Police, s'est alors distingué par sa xénophobie décomplexée en déclarant que “bamboula, ça ne doit pas se dire mais ça reste à peu près convenable”, en référence aux insultes proférées par les policiers envers Théo. Frédéric Apoyo

jeudi 9 février 2017

Alors que les déclarations réactionnaires et xénophobes se succèdent dans l’espace médiatique, Luc Poignant, inconnu du grand public, pourrait bien rafler le titre de déclaration la plus racistes de l’année. Tel un Jean-Marie Le Pen des grands soirs, plus incisif qu’un Henry de Lesquen en plein meeting, le policier et membre du syndicat Unité SGP Police a ainsi déclaré que “bamboula, ça ne doit pas se dire mais ça reste à peu près convenable”, commentant à sa manière les insultes proférées par les policiers qui ont interpellé et violé Théo à Aulnay-sous-bois.

Pour justifier ses propos, Luc Poignant a immédiatement fait un parallèle on ne peut plus approximatif : "Enculé de flic ça n’est pas convenable non plus ". Caroline Roux, présentatrice de l’émission, rétorque “Dans les deux sens ça n’est pas convenable“ et le policier de clore cet échange de haute facture intellectuelle : “D’accord, mais c’est la conversation qu’il y a entre les deux, c’est ça le problème”. Mais de quoi parle t-il ? Accuse t-il Théo, dans la "conversation" de son viol, d’avoir proféré des insultes ? Insinue t-il que les policiers sont en réalité des victimes et n’insultent pas gratuitement dans les quartiers populaires, comme le montre la vidéo prise au Blanc Mesnil, ou des policiers poursuivent et insultent des jeunes. La réalité est tout autre. Il s’agit de couvrir des violences policières inacceptables, de défendre coûte que coûte l’institution et surtout de justifier par un raccourci digne d’une conversation de comptoir le harcèlement et la répression violente et permanente dans les quartiers. Luc Poignant et sa xénophobie débordante sont à combattre. Tout comme les violences policières et la répression, auprès de la famille Traoré, de Théo et de toutes les autres victimes.



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