^

Jeunesse

Communiqué de Solidaires 92

Affaire Théo. Non à la répression des lycéens dans le 92 et ailleurs !

Appel à rassemblement Jeudi 2 mars devant la préfecture de Nanterre Non aux violences et à la répression policières ! Justice pour Theo ! Aux cris de "Justice pour Théo, la police tue des innocents", des milliers de manifestants ont protesté dans plusieurs villes ces dernières semaines. Hier encore à Paris et dans plusieurs lycées du 92, la colère s'est exprimée contre le viol du jeune Théo par la Police à Aulnay-sous-Bois dans la cité des 3000. Ce qui est arrivé à Theo nous rappelle pourquoi Zyed et Bouna courraient !

mercredi 1er mars 2017

Justice à deux vitesses

Les policiers, n’ont pour le moment subi aucune condamnation. Ils ont été inculpés pour trois d’entre eux de violences et un seul de viol, et suspendus, avec maintien de leur salaire !

Mais du côté des jeunes qui manifestent contre ces actes inqualifiables, la justice a été plus que rapide : 5 d’entre eux ont été jugés à Bobigny pour un « délit d’embuscade en réunion ». Six mois avec sursis contre les jeunes sans casier judiciaire, et six mois fermes à l’encontre des deux autres. Tout un symbole d’une justice à 2 vitesses, qui inflige de la prison ferme aux jeunes des quartiers qui se révoltent, aux sans-abris qui volent un peu de nourriture pour survivre ou aux syndicalistes qui se battent contre la Loi Travail mais qui épargne les riches et les puissants. 6 jeunes lycéens des lycées Maupassant, Prony et Gallilée ont été placés hier en garde-à-vue. Encore une fois, alors que les jeunes dénoncent les injustices, ils sont visés par la répression !

Non à la répression

Plus la société est injuste, plus il y a de chômage, d’exclusion et de misère, et plus la répression s’abat. On l’a vu récemment avec l’état d’urgence, qui a surtout permis d’arrêter des militants écologistes et d’interdire des manifestations contre la loi travail. On le voit en permanence dans les banlieues, où le racisme, les violences policières, les humiliations, les contrôles au faciès, font partie du quotidien. En juillet 2016, Adama Traoré était tué, asphyxié par des forces de police. L’affaire de Théo n’est pas un simple dérapage de quatre crapules racistes. A force de désigner les jeunes des quartiers populaires comme des délinquants, les policiers ont le sentiment que tout leur est permis, et qu’ils seront toujours impunis.

Les responsables politiques et les médias dénoncent la "violence" quand des jeunes se révoltent contre l’injustice. Mais qui dénonce la violence quotidienne du chômage, du racisme, qui brisent des vies ?

Non à la répression des lycéens dans le 92 et ailleurs !

Justice pour Theo !

Non aux violences policières !

Non aux contrôles aux faciès !

Rassemblement jeudi 2 mars 2017 à 11h devant la Préfécture de Nanterre

167-177 Avenue Joliot Curie, 92000 Nanterre RER Nanterre Préfecture




Mots-clés

#JusticePourThéo   /    contrôle au faciès   /    Violences policières   /    Lycées   /    Répression   /    Jeunesse