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Société

En plein Penelope Gate…

Amende pour un chat. A la SNCF, tout est bon pour faire payer les usagers

Alors que les révélations de la famille Fillon dévoilent une nouvelle fois le scandale d’une classe politique grassement payée sans que justice ne condamne, un nouveau « fait divers » est paru dans le Courrier Picard et rappelle la triste réalité à laquelle sont soumis ceux que Hollande appelait les « sans-dents » : le racket permanent quel qu’en soit le prétexte. Cette fois-ci, c’est la direction de la SNCF qui s’y colle. En début de semaine, un contrôleur SNCF a donné 27 euros d’amende à un Amiénois qui voyageait accompagné de son chat. Ce dernier était en cage sous le siège du passager. Kasia Razowski.

mercredi 1er février 2017

Si vous n’étiez pas au courant, le voyage en train pour les animaux coûte 7 euros s’il pèse moins de 6 kg. Sinon, son billet « équivaut à 50 % du prix plein tarif d’un billet 2nde classe (même si vous voyagez en 1ère classe) à bord d’un TGV, Intercités et TER ».

Maintenant, vous le savez ! Malgré l’énorme profit que la SNCF réalise déjà sur votre dos, à savoir 31,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015, et 377 millions de bénéfices, elle poursuit dans cette direction en pointant les animaux comme prétexte.

Tout le monde connaît les prix exorbitants des billets de train SNCF, pouvant monter jusqu’à plusieurs centaines d’euros l’aller-retour.

D’une manière générale, les transports permettant à une majorité des personnes de se déplacer pour se rendre sur leur lieu de travail, d’études ou de loisir, coûtent une fortune ! Les métros (RATP, Tisséo) coûtent 759,60 € à l’année sur Paris pour une personne de plus de 26 ans ; 468 € à l’année sur Toulouse pour les personnes entre 26 ans (non étudiante) et 64 ans.

Ainsi, la SNCF décide de trouver du profit là où elle veut, que cela paraisse absurde, injuste ou non : frais hallucinants, frais ou amendes pour la compagnie d’animaux, tout est bon pour imposer un ordre et maintenir son système de racket organisé, le tout sur fond de privatisation, alors que le droit à se déplacer gratuitement pour, doit-on le rappeler, travailler devrait être un droit pour toutes et tous.

Il est temps de faire valoir nos vies plutôt que leur profit.




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