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Politique

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Anasse Kazib aura-t-il ses 500 parrainages ? Les obstacles sont énormes, avec votre aide c’est possible !

Alors que la dernière ligne droite de la recherche de parrainages se profile, les obstacles sont nombreux pour obtenir les 500. Mais il existe une voie et, pour y arriver, il faudra se mobiliser le plus largement possible.

jeudi 27 janvier

Le système des 500 parrainages mis en cause… seulement pour les gros candidats ?

Ces dernières semaines, la question des 500 parrainages fait la une de la presse, remise au centre par l’imminence de leur reconversion. A partir du 1er février, s’ouvrira en effet la période de transformation des « promesses » en « parrainages », à envoyer au Conseil constitutionnel pour validation. Le 4 mars à 18h, les candidats ayant recueillis le nombre requis seront officiellement candidat. Anasse Kazib en sera-t-il ? Début janvier, le cheminot, candidat soutenu par Révolution Permanente annonçait avoir recueilli plus de 200 parrainages.

Alors que se profile la dernière ligne droite du recueil des parrainages, il serait absurde de nier les obstacles de la situation. A commencer par la difficulté même de l’obtention de 500 parrainages d‘élus. Entre pressions politiques, réticence des maires à parrainer et mainmise des candidats des grands partis sur leurs élus, la tâche est particulièrement ardue. Y compris pour des « gros candidats » comme Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen qui se sont plaints ces dernières semaines de ce système anti-démocratique.

Des piliers du régime ont d’ailleurs cherché à répondre à ces critiques, à l’image de Gérard Larcher, président du Sénat, qui déclarait sur France Inter le 11 janvier dernier « Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Éric Zemmour, qui représentent une part significative de l’opinion, doivent pouvoir se présenter à l’élection présidentielle » avant d’appeler à ce que « les élus utilisent pleinement leurs droits de parrainage, qu’ils le fassent sans crainte ». Mais leur préoccupation ne va pour l’instant pas au-delà des candidats bien intégrés aux institutions politiques et médiatiques. Or, pour un candidat ouvrier, toutes les difficultés évoquées sont renforcées.

Des obstacles nombreux et redoublés pour la candidature subversive de Anasse Kazib

Par exemple, dans la dernière ligne droite, les pressions sur les élus redoublent. La semaine dernière, Anasse Kazib dévoilait la vidéo d’un maire annonçant retirer son parrainage juste avant la reconversion. « Au niveau politique il y a plus ou moins… Des positions qui sont des pressions au niveau de ma commune. Moi individuellement ça ne me pose pas de problème, mais si on a des subventions à demander on risque d’avoir des bâtons dans les roues » expliquait l’élu. A la veille de concrétiser les promesses, la crainte ou les menaces directes d’un « retour de bâton » se renforcent, et pèsent lourd pour un candidat ouvrier comme Anasse Kazib. « En plus des pressions institutionnelles, il y a les pressions de l’extrême-droite. Les mensonges racistes lancés pendant la campagne intimident certains élus qui hésitent à se rétracter » raconte Julie, militante à Révolution Permanente.

A cela s’ajoute le problème conjoncturel de la crise sanitaire. Alors que la recherche de parrainages s’effectue principalement sur le terrain, en allant rencontrer les maires, elle est compliquée par la situation de l’épidémie en France. « Le covid complique beaucoup les tournées. Les mairies fermées, les maires contaminés ou craignant de l’être, ou encore les militants positifs au covid obligés d’annuler des tournées. C’est, une vraie galère. Et ça va même plus loin, on a plusieurs maires qui nous avaient parrainé qui sont en réanimation à cause du virus » raconte Raphaël, étudiant-salarié.

Finalement, les conséquences de l’invisibilisation médiatique sont décuplées à mesure que la campagne avance. Dans la dernière ligne droite, l’exposition médiatique est en effet décisive. « On a des élus qui nous demandent pourquoi on ne voit pas notre candidat à la télé ou à la radio. Un maire m’a dit ‘’Si il a vraiment plus de 200 parrainages pourquoi il n’est pas invité à la télé ?’’ C’est un énorme problème parce que ça crée du doute chez les élus, et ça nous empêche également de nous adresser à une sphère plus large de maires qui ne connaissent pas encore Anasse » explique un militant. Un boycott qui s’explique aisément pour une candidature ouvrière et révolutionnaire, mais qui nuit à la campagne.

La période des reconversions : un moment clé dans lequel nous avons besoin de toutes les forces !

Malgré ces obstacles importants, il existe une voie pour recueillir les 500 parrainages. Car la période de reconversion constitue un moment très particulier, qui peut rebattre les cartes de la recherche de signatures. A partir du 1er février, les parrainages seront recueillis directement auprès des maires, dans une période où de nombreux élus pourraient s’ouvrir à la possibilité de parrainer. Alors que le Conseil constitutionnel publiera régulièrement une mise à jour du nombre de parrainages recueillis pour chaque candidat, de nombreux élus pourraient basculer et parrainer Anasse Kazib.

« Avec une politique offensive, il est possible d’avoir une croissance rapide et d’aller jusqu’au 500. Évidemment, c’est loin d’être simple, mais nous comptons encore près de 1.480 maires hésitants que nous allons cibler et revoir centralement dans les prochains jours. » explique ainsi Léo, responsable national de la recherche de parrainages pour Révolution Permanente. « Parmi ces élus, des maires qui hésitent encore, veulent s’assurer de la capacité d’Anasse Kazib à concrétiser une partie de ses promesses ou qui veulent attendre que des candidats qui ont leur préférence aient validé leurs 500 parrainages. » précise-t-il.

Le mois de février sera donc décisif. Pourra aller convaincre les hésitants, et rencontrer de nouveaux maires, nous aurons besoin de toutes les forces possibles pour démultiplier le nombre de tournées et tenter d’arracher les 500 parrainages. « La clé va être de démultiplier le nombre de tournées et de cibler scientifiquement les maires. Quoi qu’il arrive on veut aller au bout de la recherche de parrainages, c’est notre première campagne et on a déjà accompli un petit exploit. Mais on veut viser plus haut, et si les nombreux soutiens se mobilisent c’est faisable. » conclue Léo.

Pour rejoindre la campagne, inscrivez-vous sur www.anassekazib2022.fr

Anasse Kazib sera en réunion publique à Metz le 27 janvier, à Chambéry le 31, à Bordeaux le 4 février, à Paris le 5, à la Sorbonne le 9, à Lille le 10, mais également à Rennes, Nantes, Strasbourg…