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Politique

Communiqué

Anasse Kazib convoqué par la police : nous ne nous laisserons pas intimider !

Ce samedi, Anasse Kazib a annoncé avoir été convoqué par la police dans le cadre d'une enquête le visant suite... à la mobilisation de solidarité qui a réuni plus de 500 personnes le 9 février dernier devant la Sorbonne. Communiqué.

lundi 21 février

Communiqué de l’équipe de campagne du 20 février 2022

Nous avons appris cette semaine qu’Anasse Kazib, candidat à l’élection présidentielle, était convoqué par la police le 3 mars prochain concernant des « faits d’organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration ». Vendredi matin, c’est une militante de sa campagne, élue étudiante Le Poing Levé au Conseil d’administration de Paris 1, qui était entendue par une Major de police dans le cadre de cette procédure.

L’ouverture de cette enquête fait suite à la tenue d’une conférence d’Anasse Kazib à l’Université Paris 1 le 9 février dernier. Après avoir été menacée par des groupuscules d’ultra-droite, celle-ci avait finalement rassemblé 500 personnes devant le Panthéon et donné lieu à des prises de paroles de nombreux soutiens venus se solidariser face à une possible attaque des identitaires.

Cette convocation n’est ni plus ni moins qu’un acte de répression politique grave d’un candidat à la présidentielle et de ses soutiens, pour le simple fait de ne pas avoir cédé aux menaces de l’extrême-droite et de défendre un projet anticapitaliste et révolutionnaire aux élections. Jamais un candidat n’a subi de telles menaces, sans aucune réaction du pouvoir, pour être ensuite réprimé pour sa réaction en pleine campagne !

Nous regrettons à cet égard que la présidence de Paris 1 soit un relais de cette répression à l’intérieur de l’Université, en excluant Le Poing Levé des prochaines conférences et en refusant de voter une motion de soutien à l’élue étudiante, et ce alors même qu’elle n’avait pas dénoncé les menaces de groupuscules identitaires ou les provocations de quelques étudiants d’extrême-droite.

Après avoir été menacés par des militants d’ultra-droite, Anasse Kazib et Le Poing Levé sont désormais attaqués par l’Etat et sa justice, avec la complicité active de la présidence de Paris 1. Nous ne nous laisserons pas intimider : militer n’est pas un crime, résister aux attaques de l’extrême-droite non plus.



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