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Politique

Nous ne nous laisserons pas faire !

Après avoir arraché des autocollants, un syndicaliste tabassé par des militants d’extrême-droite

Le local de l'Union syndicale Solidaires Rhône a été attaqué ce dimanche par un groupe de militants d'extrême-droite. Ces derniers s'en sont pris à un syndicaliste, roué de coups, avant de prendre la fuite

lundi 21 octobre

Crédits photos : © Ben Art’Core

Des militants d’extrême-droite s’en sont pris au local syndical de Solidaires à Lyon ce dimanche, comme le révèle le communiqué publié par le syndicat. Un militant a été pris à parti, jeté dans les escaliers et roué de coup. Les assaillants ont pris la fuite lors de l’intervention d’autres syndicalistes présents sur place. La victime ainsi que le syndicat ont indiqué leur intention de porter plainte pour cette agression.

Selon les propos d’un responsable du syndicat recueilli par Lyon Mag "tout a commencé avec un membre de l’Union Syndicale Rhône qui a arraché dans la rue des autocollants de l’Action française, mouvement royaliste d’extrême droite. Il aurait été alors alpagué par plusieurs individus, lui reprochant d’avoir enlevé ces stickers", explique le journal.

« Ce dimanche 20 octobre vers 14h00, un petit groupe de fascistes est parvenu à pénétrer dans l’immeuble où se trouve le local de l’Union Syndicale Solidaires Rhône. Ils ont réussi à tirer vers eux un camarade qui se tenait à la porte pour le jeter dans les escaliers et le rouer de coups avant de détaler lors de l’intervention d’autres camarades de Solidaires étudiant·e·s », décrit le communiqué.

Une attaque qui n’est malheureusement pas une première de la part de militants d’extrême-droite dans la ville rhôdanienne, comme le précise Solidaires. Plusieurs locaux ou lieux militants ont en effet été ciblés ces derniers mois. « Il est hors de question que les fascistes tentent de faire régner la peur alors qu’un mouvement social d’ampleur se construit », continue le communiqué alors que le mouvement des Gilets Jaunes se poursuit et que de nombreuses organisations syndicales ont appelé à une grève illimitée à partir du 5 décembre prochain pour obtenir le retrait de la réforme des retraites

« Il est inacceptable de voir des médias, des élu·e·s, des partis voire des membres du gouvernement attiser la haine, la xénophobie, le racisme et l’islamophobie », conclut enfin le communiqué. Début octobre dans la foulée de l’attentat à la préfecture de police de Paris, Emmanuel Macron appelait à combattre « l’hydre islamiste », avant de voir son ministre de l’Intérieur lui emboîter le pas dans un discours toujours plus réactionnaire. Christophe Castaner listait ainsi les critères de « radicalisation », à commencer par le simple port de la barbe. Une cavale islamophobe poursuivie depuis sur l’ensemble des plateaux TV. Ce samedi, 2000 personnes se sont rassemblées place de la République à Paris contre l’islamophobie




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