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Notre classe

Répression antisyndicale

Après avoir reçu l’autorisation du Ministère du travail, la direction de la SNCF décide de licencier Eric Bezou ! 

Après plus de 17 mois d'acharnement, la direction de la SNCF décide de licencier Eric Bezou, cheminot et militant syndical à Sud Rail. Malgré un discours hypocrite autour du dialogue social, la direction de la SNCF décide aujourd'hui de se servir de l'autorisation du Ministère du Travail du gouvernement Macron, pour licencier notre collègue et camarade. C'est un acharnement inadmissible. Nous relayons ci-dessous le communiqué de presse du syndicat Sud Rail Saint Lazare.

mardi 21 juillet

Aujourd’hui, militer c’est un crime !

La Ministre du travail et les patrons de la SNCF ont décidé de liquider un militant syndical !  

Contesté par des membres du jury du conseil de discipline, 
Rejeté par tous les membres du Conseil Economique et Social,
Rejeté par l’inspection du travail,
Rejeté implicitement par le Ministère en pleine crise du COVID, il lâche son bras armé de la Direction général du Travail pour faire valider, hors délai, le recours de la SNCF.

Eric BEZOU cheminot de 53 ans et saqué après 28 ans de carrière pour avoir manifesté son exaspération à ses supérieurs venus lui expliquer qu’il ne serait, cette année encore, pas retenu pour l’avancement, qu’on lui avait pourtant fait miroiter …. Cela a déclenché le déchaînement du pouvoir disciplinaire qu’il dénonce régulièrement pour ses collègues.

Après plus de 17 mois d’acharnement, la direction Transilien des lignes LAJ lui notifie sa radiation par courrier, alors que durant cette extraordinairement longue période il a continué d’assurer son service sur les quais, auprès des voyageurs, y compris pendant le confinement débuté en mars, contrairement à ses accusateurs et bourreaux qui eux s’étaient extraits du terrain en surfant sur la vague du télétravail. 

Les motivations du Ministère du travail repris sur sa décision, sont basées sur des éléments aujourd’hui abandonnés ou sur certains faits qui ne sont pas ceux qui ont construit le dossier disciplinaire : les « gestes » ne sont plus que des « propos », la présence à son poste d’ustensiles de cuisine pour argumenter sur son agressivité et sa dangerosité au travail, alors que des témoignages montrent le caractère mensonger de ces « faits ».
 
Cette décision ne peut être que lourde de conséquences après cette énième procédure d’exception sur un syndicaliste, alors même que tous parlent de relancer le dialogue social en prévision des crises sanitaires et économiques qui se profilent.
 
A L’ÉVIDENCE LE COVID 19 N’ARRÊTE PAS LA RÉPRESSION ANTISYNDICALE !
 
LES CHEMINOT.E.S NE LAISSERONT PAS LICENCIER IMPUNÉMENT LEUR COLLÈGUE 

Contacts presse : Sébastien CORFEC : 06.16.55.35.78




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