^

Politique

Ils ont bon dos

Après la sécurité routière, les Gilets Jaunes seraient aussi responsables… de la disparition des Velib !

L’entreprise Smovengo affirme que 500 vélos disparaissent chaque semaine. Et elle a une excuse toute trouvée : les Gilets Jaunes.

vendredi 29 mars

Crédits Photo : Frédéric Dugit

Tout parisien qui utilise les vélos le sait bien : la nouvelle entreprise est une catastrophe depuis son premier jour, avec des dysfonctionnements constants à tous les niveaux qui vont de l’impossibilité de prendre et restituer les vélos de manière régulière à avoir 12 000 vélos dans toute la ville de Paris alors que l’entreprise devait mettre à disposition 20 000 au 31 mars.
Ces disparitions ne sont rien d’autre qu’un symptôme de l’incompétence de Smovengo qui, pourtant, ose se déclarer « victime » de vols massifs. Alors que ce sont les stations de Velib qui sont en panne constante, un article du Parisien, accuse des “usagers indélicats [et] inciviques” de mal raccrocher les vélos pour permettre ensuite à quelqu’un d’autre de l’emprunter sans que ce soit enregistré. Un comble !

Lors d’une réunion à l’Hôtel de Ville, l’entreprise ne donne aucune précision sur l’origine des vols à l’exception de l’utilisation d’un bouc émissaire dernièrement récurrent : les gilets jaunes. En effet, Smovengo déclare que 2 000 vélos ont été victimes des derniers 19 actes des gilets jaunes, elle se plaint également de devoir transporter des vélos et neutraliser des stations tous les samedis.

On ne sait pas comment ont été calculés ces chiffres, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les Gilets Jaunes sont une excuse toute trouvée pour une entreprise qui est à l’origine d’un des pires scandales de chantier public ces dernières décennies, et qui n’a pas attendu la crise des Gilets Jaunes. En mai 2018, après de nombreux retards de mise en fonctionnement, le nombre d’utilisateurs était tombé à 10.000 par jours contre 100.000 en temps dans l’ancienne formule du Vélib.

On a pu voir cette excuse des gilets jaunes utilisée également par Sécurité routière qui accuse les manifestants d’être responsables des accidents routiers pour cause d’excès de vitesse à cause de l’endommagement des radars. Ces accusations ridicules montrent l’instrumentalisation absurde des gilets jaunes faites par de plus en plus d’entreprises et d’institutions pour cacher leurs dysfonctionnements et contribuer en même temps à diaboliser les manifestants.




Mots-clés

Gilets jaunes   /    Paris   /    Politique