^

Du Pain et des Roses

Répression syndicale !

Après sa lutte contre les violences sexistes, Rozenn est menacée de licenciement pour un tweet !

Rozenn, étudiante et salariée à Chronodrive (filiale d'Auchan), syndiquée CGT, est actuellement menacée de licenciement. Lundi 15 mars, lors de son entretien disciplinaire la direction a annoncé comme motif officiel de sa mise à pied, un tweet qu'elle a fait pour dénoncer l'hypocrisie de l'entreprise sur les questions écologiques. En réalité ce tweet n'est qu'un prétexte pour écarter Rozenn de l'entreprise suite aux combats féministe qu'elle mène en son sein.

mardi 16 mars

Pour soutenir Rozenn, signez et partagez la pétition ici

La direction de Chronodrive avance comme motif officiel de sa mise à pied conservatoire un simple tweet de Rozenn dénonçant « combien d’aliments on nous force à jeter simplement parce que l’emballage est un peu abimé ». Par ce tweet, elle a démontré l’hypocrisie de la direction de Chronodrive, qui tout en étant une filiale d’Auchan dans la grande distribution, cherche à se donner une image écolo.

En réalité ce tweet n’est qu’un prétexte pour écarter Rozenn de l’entreprise suite aux combats qu’elle mène. Militante CGT à Chronodrive, Rozenn est une étudiante salariée qui s’est beaucoup investit dans la défense des salariés et qui se fait aujourd’hui réprimée pour avoir osé relever la tête face au sexisme au sein des magasins de Chronodrive. Sur le magasin de Basso Cambo à Toulouse, elle a aidé des salariées victimes de harcèlement moral et sexuel et s’est organiser avec plusieurs femmes de l’entreprise pour briser la banalisation du climat sexiste totalement admit par la direction du magasin.

Ces dernières ont décidé de réagir face à des cas de harcèlement et au sexisme ambiant dans l’entreprise alors que la direction restait passive malgré les alerte de certaines salariées. L’inaction de la direction, qui couvrait sans cesse les cas de harcèlement à prouvé le mépris de celle ci pour les conditions de travail des salariées. Rozenn et ces collègues se donc sont organisés en indépendance de la direction pour accompagner les victimes et appeler les salariés à témoigner sur leur conditions de travail. La volonté de la direction de licencier Rozenn est une preuve de plus pour son mépris envers les victimes de violences sexistes et sexuelles, n’ayant pas réussi à faire taire les victimes qui se sont organisés, il les virent.

"Cette répression elle fait suite au fait que moi j’ai pas accepté les conditions de travail de Chronodrive, le climat sexiste ambiant et maintenant ils veulent me virer" explique Rozenn

La décision de Chronodrive est une attaque à toutes les femmes qui ont osé dénoncer les violences sexistes et sexuelles a Chrono, Mc Donalds et qui se battent au quotidien. Face au mépris de la direction, il faut se mobiliser et soutenir Rozenn pour exiger sa réintégration et la levée immédiate de toutes les sanctions !