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Argentine. Des centaines de jeunes travailleurs précaires se mobilisent dans la rue, un grand exemple de lutte !

À Buenos Aires et dans d'autres villes du pays, des centaines de jeunes travailleurs, parmi lesquels notamment des livreurs à vélo, se sont mobilisés contre la précarité.

jeudi 14 mai

Parmi les personnes mobilisées on comptait notamment des travailleurs des centres d’appel, des livreurs à vélo, des travailleurs précaires de divers secteurs, notamment des services et la restauration rapide, dont certains employés sans contrats.

Ces salariés revendiquent notamment de toucher un « salaire de quarantaine », la mise en place d’un impôt fortement progressif sur les grandes fortunes pour le financer, et l’interdiction des licenciements. Sur les pancartes, on pouvait alors lire « la précarisation ne connait pas de quarantaine », « non aux licenciements via Whatapp ».

La manifestation était impulsée par le « réseau de travailleurs précaires » à l’initiative du Parti des Travailleurs Socialistes.

En Argentine comme en France, les jeunes travailleurs ont été parmi les premiers à essuyer les couts de la crise sanitaire et économique. Des dizaines de milliers de salariés ayant des contrats précaires (ou n’en ayant pas dans le cas des centaines de milliers de travailleurs non-déclarés) se sont vus arrêtés du jour au lendemain sans compensations et sans savoir comment pouvoir continuer à se nourrir. Pour ceux qui sont encore en poste, la pression du chômage est utilisée par les patrons pour revoir à la baisse leurs conditions de travail et salaires, comme c’est le cas des employés des centre d’appels argentins qui se sont vu réduire leurs salaires de 25% suite à un accord passé avec les directions syndicales traitres.

Cette organisation à la base des salariés précaires qui sont à la fois en première ligne face à la crise, et la première variable d’ajustement pour les capitalistes, doit nous montrer la voie sur les possibilités d’organisation et de riposte collective dans l’Hexagone, à l’image des étudiants-salariés d’Auchan qui relèvent la tête pour imposer le versement de la fameuse prime de 1000€ annoncée par le gouvernement, dont ils n’ont toujours pas vu la couleur.




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