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Politique

REPRESSION

Arrestation de 137 militants dont 5 journalistes pour avoir dénoncé l’inaction climatique du gouvernement

Ce samedi 3 octobre, près de 2000 personnes se sont mobilisés partout en France pour exiger la réduction du trafic aérien, la fin des projets d’extension d’aéroports et la reconversion des emplois du secteur. A la suite de cette journée, 137 personnes dont 5 journalistes se sont retrouvés en garde à vue pour avoir dénoncer l'inaction climatique des gouvernements.

lundi 5 octobre

Crédits photo : Attac twitter

Ce 3 octobre, à l’appel d’ANV-COP 21, d’Alternatiba, d’Exinction Rebellion, d’Action Climat Paris et du Collectif « Non au Terminal 4 de Roissy », des centaines d’activistes, de scientifiques ou encore de salariés du secteur de l’aérien se sont mobilisés partout en France.

Des actions ont eu lieu sur 19 aéroports en France dont Orly, Roissy, Toulouse, Nantes ou encore Mérignac. Mobilisés pour la diminution du trafic aérien, la fin des projets d’extension des aéroports notamment contre la construction d’un nouveau terminal à Roissy d’ici 2023, et la reconversion des emplois des secteurs de l’aérien dans la perspective de la transition écologique, des centaines de personnes ont étaient victimes de répression.

A Roissy, près d’une centaine de militants ont pénétrés sur la tarmac et perturbés le décollage d’un avion. Ce sont 30 personnes qui ont été arrêtés dont 5 journalistes et 5 scientifiques, ayant passé la journée en garde à vue. A Mérignac, 7 personnes ont été placés en garde à vue après avoir tenté de s’introduire sur la piste de l’aéroport.

Nous dénonçons cette répression et nous apportons tout notre soutien aux militants qui en sont victimes. Dans une période où les catastrophes naturelles et sanitaires dues au réchauffement climatique engendré par le capitalisme sont de plus en plus nombreuses, en témoigne la tempête Alex qui s’abat actuellement sur l’hexagone mettant sous l’eau des villages entiers ainsi que la deuxième vague du Covid 19, plus que jamais d’actualité, nous devons mener une lutte d’ensemble contre ce système pourrissant et ses conséquences mortelles. Cette lutte ne pourra se mener qu’au côté des travailleurs et de la jeunesse, en première ligne des attaques du gouvernement et du patronat notamment dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique ou de l’énergie, dans lesquels, sous couvert d’arguments écologiques, ils organisent des licenciements de masse. C’est l’exemple de Total qui prétend faire de l’écologie en licenciant les raffineurs de Grandpuits, qui seront mobilisé ce mardi 6 septembre,




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