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Augmentation générale des loyers dans les mois à venir : l’inflation continue de rogner le pouvoir d’achat

A cause de l'inflation de ces derniers mois, les loyers devraient aussi augmenter. Un coup en plus dans le budget qui ne devraient pas être sans conséquences pour les plus précaires, alors que la Fondation Abbé Pierre s'attend à une explosion des expulsions après la trêve hivernale.

jeudi 4 novembre

Crédits photo : AFP

Un nouveau coup dans le budget des salariés, étudiants, des chômeurs et des précaires. L’indice de référence des loyers (IRL), publié chaque trimestre par l’Insee, sert de base aux propriétaires bailleurs pour réviser le montant des loyers chaque année. Ce dernier calcule à chaque trimestre l’évolution sur un an de la moyenne des prix à la consommation au cours des douze derniers mois.

Or, comme le notent, Les Echos : « L’IRL a fait un bond de près de 1 % (0,83 %) au troisième trimestre 2021. Une hausse qui détonne avec l’évolution « ronronnante » de ces derniers mois. L’IRL n’avait pas autant augmenté depuis le premier trimestre 2020 (0,92 %). Et, pour rappel, il avait crû de 0,42 % au deuxième trimestre 2021 et de seulement 0,09 % au premier trimestre 2021. » En outre, pour BFM TV : « du fait du lissage sur douze mois des données et du creux de l’inflation observée en 2020 avec la pandémie, l’indice devrait donc encore augmenter au cours des prochains trimestres. Cela se traduira donc par une hausse générale des loyers dans les prochains mois. »

Cette annonce intervient alors que la Fondation Abbé Pierre annonçait craindre une explosion des expulsions locatives avec près de 40 000 expulsions en 2022 après la trêve hivernale pour cause de loyers impayés.

Cette hausse des prix des loyers intervient dans un contexte où depuis septembre, le coût de la vie s’envole. Les prix du carburant ont explosé en quelques semaines, dépassant largement aujourd’hui le seuil qui avait déclenché la crise des Gilets Jaunes en 2018. Le diesel coûte désormais 1,56€/L à la pompe en moyenne, tandis que l’essence est à 1,66€/L selon les derniers chiffres... Même situation pour le gaz, dont le prix s’est envolé de plus de 20% , alors qu’à l’approche de l’hiver il devient plus essentiel que jamais pour se chauffer.

Et les prix de l’énergie ne sont pas les seuls à avoir augmenté. D’après l’organisme Adistrib, qui suit l’évolution des prix des produits de grandes distributions au Drive, le coût d’un kilo de spaghetti qui était à moins de 80 centimes dans la plupart des enseignes, a augmenté de près de 20 centimes (1,04€ pour Auchan, 0,97€ pour Leclerc, etc…). Idem pour l’huile, la volaille, les produits frais, et l’ensemble des matières premières dont le coût a bondit, parfois de 30%, chez les industriels et qui commence déjà à se répercuter au quotidien pour la population. Une tendance générale qui risque même d’exploser d’un coup avec la renégociation des contrats entre les industriels et les grandes surfaces début 2022.

Dans ce contexte la montée des prix du logement est un nouveau coup dur pour les plus précaires et si le gouvernement n’hésite pas à sortir des milliards pour le patronat rien n’est fait pour les plus pauvres. En ce sens, il est central de revendiquer le blocage des prix, y compris des loyers, ainsi que l’indexation des salaires sur l’augmentation des prix. Face à la crise du logement, il est nécessaire d’imposer la fin des expulsions à la fin de la trêve hivernale, qui doit s’accompagner de la réquisition des logements vides, qui augmentent artificiellement les prix de l’immobilier dans les grandes villes.




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