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Politique

« Sobriété énergétique »

Baisser le feu sous les pâtes : le conseil indécent d’un prix Nobel italien face à la crise énergétique

Un prix Nobel italien a proposé de baisser le feu sous les pâtes afin d'économiser l'énergie. Un nouvel exemple du mépris accablant de la classe dominante, qui ne cesse de déborder d'imagination pour faire payer la crise aux travailleurs.

vendredi 9 septembre

Crédits photo : JOHANNA LEGUERRE / AFP

Pendant que les grands patrons de l’énergie continuent d’accumuler des profits, les travailleurs italiens devraient revoir leurs manières de consommer. C’est ce qu’a récemment avancé le prix Nobel de physique italien Giorgio Parisi en proposant une méthode novatrice pour faire cuire les pâtes : au lieu de laisser le gaz allumé après ébullition de l’eau, il faudrait le baisser, voire le couper, utiliser un couvercle afin de conserver la chaleur et ainsi faire des économies d’énergie.

Mise à part l’inconséquence d’une telle stratégie pour faire des économies d’énergie, de telles déclarations illustrent une nouvelle fois la volonté des classes dominantes de faire peser sur nous le coût de la crise énergétique. Pendant que les patrons d’industries continuent de faire des profits titanesques sur le dos des travailleurs, la population devrait faire attention à la cuisson des pâtes. À l’heure où, en Italie, l’inflation a atteint les 8,4% en août, de nombreux travailleurs devront choisir entre se nourrir ou se chauffer cet hiver et ce seraient à eux de se mettre à la « sobriété énergétique ».

En France, le même discours culpabilisant évacue la responsabilité des profiteurs de crise. Macron le premier clame la fin de « l’abondance et de l’insouciance » en préconisant de ne pas dépasser les 19 degrés en chauffage cet hiver. De manière générale, les institutions ne cessent d’abonder dans cette direction comme le montre récemment la volonté du département de la Mayenne d’instaurer une journée « pull-over » le vendredi.
En réponse à la crise énergétique qui plane sur l’Europe, ce n’est en aucun cas aux travailleurs de payer la crise. Ce sont les profits des ultra-riches qui en sont responsables qu’il faut mettre à la diète.



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