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Notre classe

La lutte continue à Webhelp Compiègne !

Bélinda ne sera pas licenciée, elle est déjà sur le piquet !

C'est une bien belle victoire ! La menace de licenciement de Bélinda Hafir, travailleuse dans le centre d'appel Webhelp Compiègne et déléguée syndicale CGT, a été rejétée par l'inspection du travail hier. Après avoir mené une grève victorieuse dans son entreprise au mois de décembre, la direction avait invoqué des motifs obscurs pour faire peser sur elle cette menace de licenciement, aussitôt signée les syndicaux-traîtres de la CFDT. Une tentative à peine voilée de répression syndicale comme il y en a tant en ce moment, mais qui n'est pas passée, à force de mobilisation de la CGT et de ses collègues à chaque nouvelle convocation de la direction ! Camilla Ernst

jeudi 14 avril 2016

Au final, effrayée par la pression des débrayages constants, c’est par lettre que l’inspection du travail devait l’informer de sa situation- encore un moyen d’isoler ceux qui luttent de tout soutien. Bélinda a été hier convoquée par SMS (!) par sa direction pour lui annoncer que l’inspection du travail avait refusé son licenciement, devant des défaillances dans le dossier et pointant la tentative de discrimination syndicale. Comme quoi, la lutte, ça paye !

« J’avais aussi reçu la lettre chez moi hier, mais je ne l’avais pas vue comme je suis sur le piquet de grève tous les jours » plaisante Bélinda au téléphone, visiblement soulagée. Car la lutte a repris à Webhelp Compiègne, après les annonces scandaleuses de la direction aux NAO (négociations annuelles obligatoires) de vendredi dernier. Sous couvert de faire une fleur aux salariés en leur offrant des chèques vacances de 300 € au lieu des 200 habituels, ils en profitent pour leur sucrer la prime de transport de 170€. Par ailleurs, grands seigneurs, ils ont annoncé un changement de coefficient automatique tous les ans pour les salariés. Sauf que cela ne se traduit pas dans les faits par une augmentation du salaire, bloqué au SMIC quelle que soit l’ancienneté de l’employé. Ajoutées à cela des conditions très strictes pour obtenir ce changement de coefficient : performance, assiduité et aucune sanction dans l’année. Un beau moyen de pressuriser les employés pour plus de rentabilité sans augmentation de salaire à la clé.

Les salariés ont aussitôt débrayé vendredi dernier, appelés par les deux syndicats CGT et CFDT, avant que, très vite et comme à son habitude, la CFDT ne se retire. Depuis lundi, c’est quatre jours de piquets de grève qui ont été tenus, par jusqu’à 110 personnes, pour une seule revendication : l’augmentation pure et simple des salaires.

Le piquet, le moment idéal pour discuter de la loi travail et de son extrême dangerosité pour les droits des salariés. Des discussions qui rencontrent un bon écho à Webhelp, pour que peut-être bientôt s’opère la nécessaire convergence de la lutte locale de l’entreprise pour la grève générale contre la loi El Khomri.




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