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Jeunesse

Appel à soutien

Besançon. Un étudiant en centre de rétention, appel à rassemblement aujourd’hui à 17h

Serge est étudiant en sciences du langage à l'université de Besançon. Il a été enfermé au centre de rétention de Metz et pourrait être expulsé vers la Guinée Conakry. En colère, ses enseignants et de nombreuses organisations appellent à un rassemblement de soutien à 17h devant la Préfecture de Besançon.

mardi 14 mai

Serge est étudiant à Besançon depuis plusieurs années. Après avoir validé une licence Info-Comm, il s’est inscrit en Master 1 de sciences du langage à la rentrée 2018-2019. Ses enseignants témoignent que malgré la dégradation de sa situation administrative, "lui imposant des conditions matérielles difficiles qui minaient sa vie et sa santé", celui-ci continuait à faire preuve malgré tout d’un investissement dans sa formation d’autant plus méritant vu sa situation.

Mais au regard des politiques migratoires actuelles, qui vont jusqu’à l’enfermement des nourrissons, son inscription à l’université et son investissement dans sa formation ne suffisent pas. Comme d’autres étudiants avant lui, pourtant inscrits à l’université, Serge vient d’être enfermé en centre de rétention, et passera devant un juge dans les heures qui viennent. L’étudiant risque ainsi d’être expulsé vers la Guinée Conakry, son pays d’origine.

Enfermé à Metz, à plus de 250 km de son lieu de résidence où demeurent ses soutiens, Serge est d’autant plus isolé par ceux qui le détiennent. En colère, ses enseignants dénoncent dans leur communiqué «  l’arbitraire qui permet d’expulser des femmes et des hommes du jour au lendemain parce qu’illes ont le tort de n’être pas né-es au bon endroit au bon moment » - un arbitraire qui participe au maintien de très nombreuses personnes dans la clandestinité et le travail non déclaré.

Avec de nombreuses organisations syndicales (Sud Education, CGT Ferc Sup, Snesup Fsu, Snasub FSU, ASDE) et associations (RESF, Solmiré), ils appellent à un rassemblement de soutien et de protestation ce mardi 14 mai à 17h devant la Préfecture de Besançon (8 rue Charles Nodier).

[Edit à 14h15 : nous venons d’apprendre que le juge a ordonné sa libération avant ce soir à 23h. La Préfecture peut cependant encore faire appel. Le rassemblement de soutien est donc plus que jamais maintenu.]

Crédit photo : © MAXPPP