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Accueil de tous les migrants

« Bien sûr » qu’il faut laisser les migrants « mourir de froid » : les propos abjects de Julien Odoul

Depuis plusieurs jours c’est un véritable désastre humanitaire qui se joue à la frontière polono-biélorusse où des milliers de migrants sont entassés dans le froid glacial. Pas de quoi attendrir l’extrême-droite et Julien Odoul qui voudraient les laisser « mourir de froid ». Face à la haine : accueil inconditionnel des réfugiés !

Nathan Erderof

12 novembre 2021

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Crédits photos : Europe 1

Depuis le début de la semaine, des images poignantes nous parviennent de la frontière biélorusse. Au moins 2000 migrants, pour la plupart venus du Moyen-Orient y sont piégés dans le froid glacial du régime autoritaire de Minsk et sur fond de « jeu » réactionnaire et de tensions géopolitiques croissantes entre la Biélorussie et l’UE.

Face au désastre humanitaire, l’extrême-droite elle s’arrête aux origines et balaye d’un revers de la main les souffrances de ces familles et de leurs enfants. Comprenez : c’est qu’ils ne sont pas français. Sur BFM ce jeudi, Julien Odoul a rejoué les traditionnels thèmes racistes de l’extrême-droite : « Le devoir de l’Europe est avant tout un devoir d’humanité envers les peuples européens, de les protéger et de leur garantir un droit fondamental : le droit de rester eux-mêmes. Il ne faut certainement pas ouvrir cette frontière, il ne faut certainement pas accueillir ces migrants dont beaucoup sont potentiellement dangereux ».

Et comble de l’horreur, à la question « faut-il les laisser mourir de froid », le porte-parole du Rassemblement National n’a pas hésité à répondre, et plutôt deux fois qu’une « Mais bien sûr ».

A sa suite, le journaliste Ivan Rioufoul, s’est carrément interrogé pour savoir si l’armée devait tirer sur les migrants qui constitueraient une « invasion agression » : « L’armée pourrait éventuellement tirer. Est ce qu’on doit tirer ou non ? C’est une vraie question »

Plus largement, c’est toute l’extrême-droite qui agite cette question et fait savoir sa haine, fait du migrant un agresseur et un envahisseur, en arrière-plan de la rhétorique raciste du « grand remplacement ».

Face à cette situation bouleversante à la frontière biélorusse-polonaise, alors que de milliers de réfugiés se massent à la frontière, femmes, enfants et hommes dormant dans des températures glaciales sur fond de tensions inter-étatiques, l’extrême-droite crache sa haine raciste. Plus que jamais alors que leurs discours parasitent de plus en plus l’espace public et la sphère médiatico-politique, nous devons le dire : accueil inconditionnel des réfugiés et ouverture des frontières !


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Nathan Erderof

@erderof

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