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Jeunesse

Répression des lycéens

Blocage du lycée d’Arsonval : un élève de 14 ans mis en GAV pendant 24h

Ce jeudi 23 janvier, suite au blocage du lycée d’Arsonval par les enseignants et élèves contre le bac Blanquer, les CRS mettent un lycéen de 14 ans en garde à vue. La « raison » ? Avoir mis un plot de chantier devant son lycée.

lundi 27 janvier

Depuis une semaine que les blocages dans les lycées se multiplient dans toute la France afin de boycotter les épreuves communes de contrôle continu (E3C) anticipées. Ce mouvement a été impulsé par les professeurs et suivi ensuite par les élèves : « Quand on comprend que les profs eux-mêmes rejettent la réforme, on se dit qu’on commence mal ce nouveau bac et que ça risque pas de bien se passer » explique Théo, un élève. Ainsi, unis, ils rassemblent des forces et dénoncent les conséquences de cette réforme impliquant de l’inégalité entre les élèves et une charge supplémentaire de travail pour les enseignants. « On est devant le lycée depuis ce matin pour éviter que des gens rentrent. Certains professeurs sont dehors, ils sont mobilisés comme nous et ça fait plaisir d’être réuni pour la même cause » motive Antoine élève de première au lycée d’Arsonval.

Dans ce contexte de mobilisation, ce jeudi 23 janvier à Saint-Maur-des-Fossés, les lycéens et enseignants ont fait l’expérience des fortes tensions avec les CRS, qui n’hésitent pas à répondre avec violence.

En effet, face au blocage, la police décide de gazer, de tirer des flashballs et d’interpeller un lycéen de 14 ans du lycée d’Arsonval alors qu’il n’avait que placé un plot de chantier devant le lycée : « Mon fils a été vu en train de poser un plot de chantier devant l’établissement. Il ne l’utilisait pas comme projectile. Il souhaitait simplement soutenir la mobilisation des enseignants et des élèves car il se sent concerné par ces projets de réforme. Il a été plaqué au sol puis emmené au commissariat où il a passé 24 heures en garde à vue, menotté. A quatorze ans, alors qu’il n’avait commis aucune violence, c’est inadmissible ! Il a également été gazé et a reçu un tir de flashball dans la cuisse », témoigne sa mère. En effet, plusieurs présents assurent que le blocage s’est déroulé de manière pacifique de la part des protestataires mais que c’est, une fois de plus, la police qui répond de la celle manière qu’elle connaît : avec la répression.

De plus, on assiste ces dernières semaines à une intensification de la répression contre les lycéens. Lundi dernier, les professeur et parents d’élèves ont appelé à un rassemblement devant le lycée d’Hélène Boucher afin de dénoncer les violences policières. C’est un fait, le gouvernement mobilise les forces de l’ordre à chaque fois qu’il voit que la jeunesse se réveille et prend en main son avenir. Ainsi, le gouvernement et son bras armé ont montré, une fois de plus, qu’ils sont capables de tirer des flashballs sur des mineurs et les mettre en garde à vue.




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