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Politique

Grève mondiale pour le climat

Bordeaux. Des milliers de jeunes « plus chauds que le climat » !

A Bordeaux, ce sont plus de 5000 jeunes, lycéen.e.s, étudiant.e.s, etc, sont descendus dans la rue pour le climat plutôt que d’aller en cours pour cette journée internationale de mobilisation.

samedi 16 mars

Le mouvement “Fridays for future” s’est développé massivement chez les lycéens : à Bordeaux ce matin dès 8h des rassemblements se sont organisés devant les établissements de Montaigne, Montesquieu, Mauriac, Magendie, Eiffel, Iris, Elie Faure… les différents groupes ont ensuite rejoints la Victoire à 10h30. Dans une bonne ambiance, des slogans tels que « 1 et 2 et 3 degrés, c’est un crime contre l’humanité ! » étaient chantés derrière les nombreuses banderoles en tête de cortège. La manifestation s’est ensuite dirigée vers Pey-Berland où l’Hôtel de Ville était bien gardé, la place a été occupée et Nicolas Florian, nouveau Maire de Bordeaux, est venu chercher un dialogue avec les jeunes, voulant leur faire croire que Bordeaux a toujours mené une politique écologique et qu’il continuerait de le faire, une tentative délaissé par ces derniers, qui préféraient plutôt discuter et prendre des selfies avec Philippe Poutou également présent à la manifestation. Enfin vers 13h le cortège est reparti vers Place de la Bourse où des prises de parole ont été faites.

Si d’une part certains organisateurs du mouvement se revendiquent « pacifique et apolitique », comme ‘Fridaysforfuturebordeaux’ ce qui constitue en outre une des limites de celui-ci, il est pour autant certain qu’il y a déjà en germe une conscientisation de cette jeunesse qui prend son avenir en main, qui cherche des réponses et des moyens afin construire une société dans laquelle on serait plus responsable vis-à-vis de la planète, qui ne serait pas fondée sur l’exploitation des hommes et des ressources mais bien sur l’égalité et la répartition des richesses : bien que ce ne soient pas les revendications principales actuellement, le mouvement est dores et déjà profondément politique.

En effet « notre biosphère est sacrifiée pour que des personnes riches, dans des pays comme le mien, puissent vivre dans le luxe. Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe de quelques uns » affirmait Greta Thunberg, une des figures internationales de ces mobilisations, à la Cop24. Dans une interview elle revendique également que « nous devons faire entendre notre voix et nous mettre en colère pour ensuite transformer cette colère en action », telles sont les perspectives du mouvement à porter dans des cadres d’organisation collective afin de renverser leur société dans laquelle la fonte des glaces pèse moins lourd que leurs milliards !

Crédit photo : Astrid.Lag.Photographe