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Bordeaux. « Face au second tour mortifère, organisons le troisième tour social ! »

Ce mardi 19 avril à l’appel du Poing Levé, plusieurs dizaines d’étudiants se sont réunis à l’Université Bordeaux Montaigne suite à l’appel de la jeunesse parisienne à se mobiliser contre le second tour. Les étudiants réunis appellent à rejoindre la prochaine manifestation bordelaise et à construire dès maintenant la mobilisation contre le quinquennat à venir.

mardi 19 avril

Ce mardi 19 avril, une cinquantaine d’étudiants se sont réunis sur le campus de Bordeaux Montaigne afin de répondre à l’appel de la jeunesse parisienne lancé depuis l’occupation de la Sorbonne pour refuser le second tour de l’élection présidentielle. Dès à présent, nous avons besoin d’organiser la lutte contre le quinquennat réactionnaire à venir que le tandem Macron-Le Pen nous promet.

S’il est difficile de qualifier cette réunion d’Assemblée générale (en plein début des périodes d’examens sur les campus bordelais), ce cadre à l’initiative du Poing Levé a néanmoins permis de regrouper différentes organisations afin de discuter des prochaines actions à mener pour faire entendre la colère d’une partie de la jeunesse face au second tour.

Dans ce sens, les étudiants réunis ont publié un communiqué qui appelle la jeunesse étudiante et lycéenne, les enseignants et personnels de l’université, à rejoindre la manifestation de ce jeudi à 18h sur le Parvis des Droits de l’Homme de Bordeaux. La position exprimée dans le communiqué est claire : aucune issue progressive ne se trouve dans le second tour mortifère avec « d’un côté un programme ouvertement xénophobe et raciste, et de l’autre l’accélération des attaques anti-sociales » ; au contraire le communiqué affirme que la seule issue progressive se trouve dans la « construction de la résistance face au quinquennat à venir » qui passera par la mobilisation d’un « troisième tour social ».

Alors qu’une partie de la jeunesse se mobilise contre le second tour mortifère qu’on voudrait nous imposer, le gouvernement et les présidences d’université n’ont pas tardé à répliquer pour casser l’embryon de mouvement. Que ce soit par la répression policière, judiciaire, mais aussi par la fermeture des universités parisiennes qui empêche les étudiants et les travailleurs de l’université de s’organiser politiquement, tout est fait pour tuer les mobilisations dans l’œuf.

Ce mardi, ce sont notamment les lycéens parisien qui ont montré leur refus de ce second tour en bloquant une dizaine de leurs lycées derrière notamment le slogan "ni patrie, ni patron". Ces premières dynamiques de mobilisation marquent le fort potentiel de la jeunesse à l’avant-garde de la lutte contre Macron et Le Pen, une tendance qui s’est exprimé localement par le succès de la liste Le Poing Levé qui a remporté 33% des voix aux élections de l’Université Bordeaux Montaigne en plein entre-deux-tours présidentiel où la campagne s’affirmait ouvertement contre Macron et Le Pen.

Derrière ce slogan, la jeunesse mobilisée affirme que voter Macron ne sera en rien un barrage à l’extrême-droite tant la politique du gouvernement a été anti-sociale, répressive et islamophobe. De l’autre, si le phénomène « l’anti-macron » est légitime, la réponse ne peut aucunement se trouver du côté de Le Pen qui, derrière sa démagogie, prépare elle aussi des attaques xénophobes et anti-sociales. Ainsi, il est nécessaire de s’atteler à l’émergence d’une perspective de mobilisation par le bas, une alternative politique qui se trouvera dans un "troisième tour social" en toute indépendance du régime.

Cela passe par aujourd’hui ne pas laisser le gouvernement et les présidences d’universités tuer la mobilisation de la jeunesse parisienne par la répression. Au-delà de manifester notre solidarité comme nous l’avions exprimé depuis Bordeaux lors du rassemblement de jeudi dernier, il est important de montrer que leur appel a un écho partout en France. C’est dans ce sens, qu’en suivant la manifestation de jeudi, les étudiants bordelais réunis ce mardi appellent à reconduire une Assemblée Générale afin de discuter réunir plus largement, amplifier le refus du quinquennat à venir et mettre les jalons des luttes prochaines.



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