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Politique

Bordeaux. L’ex-préfète de Calais, Fabienne Buccio, continue d’expulser les squats de migrants

De nouveaux squats ont été expulsés sur ordre de la préfète Fabienne Buccio qui ne fait que continuer l’ignoble politique qu’elle menait déjà dans la Jungle de Calais : 160 personnes de plus à la rue !

jeudi 25 juillet

Crédits photos : Zad.nadir

La semaine dernière ce sont plus de 300 migrants qui ont été jetés à la rue. Mais ce n’est pas fini car Fabienne Buccio n’en a que faire de la canicule. Aujourd’hui deux nouveaux squats ont été expulsés : 120 personnes, des familles entières, vivaient au squat Action Group et 40, dont de nombreux jeunes, étaient quant à eux au squat de l’Hôtel Balzac. Elle se justifie par « une situation d’extrême urgence, créant un péril particulièrement grave et imminent » concernant l’insalubrité du logement là où, précisément, c’est en en fait la politique qu’elle applique qui crée cette situation. Sans cesse criminalisés, pourchassés et réprimés comme on a pu le voir avec les Gilets Noirs, les migrants vivent dans la précarité : l’Etat français les maintient dans une situation clandestine qui les contraint à des boulots précaires dans lesquels les conditions d’exploitation n’ont rien à envier à l’esclavage.

Tout cela s’exprime en particulier à Bordeaux où la gentrification s’accélère et où les prix augmentent à cause de la spéculation immobilière. En ce sens il est effectivement urgent, pour Fabienne Buccio, d’éloigner les populations précaires du centre-ville, les ouvriers, les étrangers et entre autres les migrants afin de donner des gages aux investisseurs.

Bien sûr aucune solution n’est proposée, ni en urgence ni à long terme. Quatre jeunes du squat de l’Hôtel Balzac ont été pris en charge par les services départementaux, ce qui, derrière la façade, n’est pas si rassurant quand on sait que Buccio a battu tous les records en nombre de jeunes placés dans les CRA (Centre de Rétention Administrative) à Calais. Quand cela arrive, ils sont souvent renvoyés dans leur pays d’origine. Au contraire on devrait pouvoir proposer de véritables solutions car on en a les capacités et les moyens matériels. Il y a en effet 10 000 logements vides à Bordeaux, il suffirait de les réquisitionner pour accueillir les 2 000 migrants menacés d’expulsion -ainsi que les 250 SDF de la métropole. De plus leur accorder la liberté de circulation, d’installation et les régulariser leur permettrait de travailler, de vivre décemment. Ce que l’Etat français ne veut évidemment pas puisqu’il se complaît dans des discours et des politiques racistes.




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