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Jeunesse

Solidarité de classe

Bordeaux. Les travailleurs de la blanchisserie du CHU Haut-Lévêque solidaires avec les étudiants

Ce vendredi 7 mai, les travailleurs de la blanchisserie ont reversé les denrées alimentaires qu’ils ont collectées ces dernières semaines à l’épicerie solidaire autogérée par les étudiants de l’université de la Victoire. Une démonstration de solidarité de classe entre les travailleurs et les étudiants précaires et des liens à ne surtout pas rompre.

vendredi 7 mai

Depuis trois mois maintenant les étudiants de l’université de Bordeaux, organisé dans les comités contre la précarité, tiennent tous les vendredi une distribution solidaire à destination des étudiants bordelais. Suite à l’appel aux dons du comité, la CGT blanchisserie du CHU de Haut-Leveque a organisé une récolte auprès des travailleurs de l’hôpital ces dernières semaines. Les denrées ont été distribuées ce vendredi.

À l’heure où le spectre de la précarité menace de plus en plus la jeunesse et que le monde du travail est durement attaqué, ces liens sont plus que jamais nécessaires. L’expérience de l’épicerie solidaire l’a démontré, la lutte pour des conditions matérielles de vie et d’étude digne pour étudiants ne peut se faire qu’aux côtés des travailleurs et travailleuses contre le gouvernement et ses institutions, qui sont à l’origine de l’explosion de la pauvreté de la jeunesse. Le gouvernement ne met rien d’autre en place que des mesures cosmétiques pour mettre fin à la situation alarmante des étudiants. Au contraire, à l’heure où les files d’attentes dans les distributions alimentaires ne décroissent pas, les travailleurs de la santé à Bordeaux, alors qu’il sont en première ligne sans aucun moyen et avec le plus grand mépris de l’exécutif, n’ont pas hésité à venir soutenir les étudiants contre la précarité.

Dans un contexte où le gouvernement, main dans la main avec le grand patronat, attaque durement les emplois, nous voyons ici la voie à suivre pour nous assurer un avenir qui ne soit pas fait de précarité. Les suppressions d’emplois d’aujourd’hui sont notre chômage et notre misère de demain. Il y a une nécessité à ce que la jeunesse se lient aux travailleurs et travailleuses en proie aux offensives patronales pour aspirer à un lendemain meilleur. Dès aujourd’hui, la répression syndicale qui se veut museler les syndicalistes combatifs, touche la blanchisserie. En effet Marie-Laure Charchar, secrétaire générale de la CGT blanchisserie, qui a organisé la collecte des denrées pour les étudiants est menacée de répression par sa direction. Pour avoir défendu les travailleurs de la santé contre les politiques austéritaires à l’hôpital public, elle subit un acharnement de la part de sa direction. Cette menace prend contexte où ces méthodes se généralisent dans différents secteurs, du privé, comme du public. Derrière celles-ci, il est nécessaire de voir qu’après ces premières attaques, qui touchent les représentants des travailleurs comme Marie-Laure, d’autres vont arriver contre les emplois et les conditions de travail. Les attaques contre les représentants syndicaux cherchent à intimider l’ensemble des travailleurs. Il est nécessaire d’être à leur côté pour défendre Marie-Laure et l’ensemble des représentants, les emplois et les conditions de travail d’aujourd’hui, et celles de la jeunesse pour demain.

Onzième Thèse et les étudiants du comité contre la précarité seront présents ce lundi 10 mai à 15h devant le bâtiment de la direction de Haut-Lévêque pour soutenir Marie-Laure




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