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Bordeaux. Mobilisation des infirmières de blocs opératoires pour leurs conditions de travail

C’est de toute la Nouvelle-Aquitaine que ces soignantes sont venus manifester à Bordeaux leur colère ce 25 mai. Conditions de travail dégradées, absence de revalorisation salariale, manque de personnel, de formation, … Autant de raison de dénoncer l’hypocrisie gouvernementale envers se secteur.

mercredi 26 mai

Les « ibodes » (infirmières de blocs opératoires diplômées d’État) de plusieurs départements de la région Nouvelle-Aquitaine se sont mobilisées, en vue d’une journée de grève appelée par l’intersyndicale CGT/SUD. Environ cent cinquante travailleuses hospitalières étaient ainsi présentes devant l’ARS (Agence Régionale de Santé) de Mériadeck pour faire part de leur mécontentement. Les manifestants étaient originaires de Blaye, Libourne, Angoulême, Dax mais aussi des hôpitaux Pellegrin, Saint André, ainsi que Robert Picqué.

Comme tant d’autres, les ibodes sont extrêmement déçues des mesures du Ségur de la santé. Une mascarade qui, plutôt que de répondre aux revendications des hospitaliers, ne contribue en réalité qu’à approfondir le fossé entre catégories au sein de la fonction publique hospitalière, laissant le chemin libre à une future privatisation des services techniques et des catégories C au sein de l’hôpital, comme le démontre le cas de l’externalisation des ASH, au sein du CHU de Bordeaux.

Leurs conditions actuelles de travail sont si dégradées qu’elles ont détourné leur désignation, à savoir Ibode, par le jeu de mots « Infirmières Bridés Oubliés et Délaissées par l’État ». Cela donne un aperçu du sentiment d’abandon des infirmières, face au mépris gouvernemental et de leur direction.

Ainsi, elles demandent notamment la création du corps spécifique ibode au sein de la fonction publique hospitalière, une revalorisation salariale à niveau bac+5 en début de carrière, et l’attribution de la nouvelle bonification indiciaire hospitalière (prise notamment en compte dans le calcul de la pension de retraite de certains fonctionnaires) de 50 points d’indice majoré.

Ces soignantes exigent également une formation pour les Infirmières diplômées d’État qui travaillent dans les blocs opératoires (qui ne disposent pas pour l’heure d’une formation spécifique) et le maintien du Complément de Traitement Indiciaire obtenu lors du Ségur pour les étudiants ibode. Ces demandes légitimes sont nécessaires afin de maintenir un service public de santé de qualité et de reconnaître à juste titre les soignants qui se sont battus jours et nuits face à la crise sanitaire.

Suite au rassemblement et déterminées à se faire entendre, les infirmières se sont mobilisées place Pey Berland pour défiler et manifester leur colère, d’abord face à la Mairie puis en faisant le tour de la Cathédrale.




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