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Bordeaux. Non à l’expulsion de L’Éclaircie et La Vie est Belle par la mairie EELV et la préfecture !

Organisée par le collectif « Partout chez elles », une assemblée générale est organisée ce Lundi 5 juillet à partir de 18H au squat de l’Éclaircie et La vie est Belle, sur le lieu de vie afin de discuter des suites de la mobilisation contre l’expulsion.

dimanche 4 juillet

Rendez-vous ce lundi 5 juillet pour une Assemblée Générale pour défendre les lieux de vie L’Éclaircie et La Vie est Belle contre l’expulsion ! Ce sera sur place du lieu de vie, au 4 avenue Charles et Emilie Lestage, à Gradignan.

Le CCAS de Bordeaux s’apprête à expulser l’éclaircie et la vie est belle, un lieu de vie où ont trouvé refuge 130 sans-abris dont la grande majorité est sans-papiers, pour permettre la construction du projet de la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) donc la FAB en est concessionaire. La mairie EELV de Bordeaux a promis des solutions de relogement mais à l’heure actuelle les 11 familles à qui ont été promis une solution de relogement sont encore sur les lieux et l’expulsion est prévue au plus tard le 10 juillet.

Selon Juliette du collectif « Partout chez elle » 6 familles de l’éclaircie ont été relogé sur la cité Jardin à Gradignan, une zone donc de la ZAC qui serait d’ici 6 mois de nouveau expulsable.

10 autres solutions ont été proposées mais pas avant le 10 juillet et selon nos informations recueillies sur place, seraient des solutions à l’hôtel pour une durée de 30 jours.
Du côté de la vie est belle, surtout des hommes, mais aussi des familles, aucune solution n’a été proposée. Un scandale, avec lequel l’adjointe au social Harmonie Lecerf se défend en prétextant un manque de moyens matériels et économiques pour des logements pérennes et l’ensemble des habitants, ce que la mairie de Bordeaux n’avait pourtant pas annoncé dès le début lors de l’annonce du projet “résorption des squats.”

Le 1er juillet, Juliette du collectif “Partout chez elle” a ouvert un squat à Pessac pour deux familles. Mais le lendemain (le jeudi 2 juillet) à 14H30 la mairie de Pessac expulse ces deux femmes et leurs deux enfants respectifs. Ces deux familles sont donc de retour à l’éclaircie et la vie est belle. “On espère que l’Etat sera aussi un relais”, souligne Harmonie Lecerf.

Christele Chaineaud, conseillère municipale de l’opposition à la mairie de Pessac, rapporte les propos d’une des adjointes au maire qui ont été tenus lors de l’Assemblée Générale de la fédération des syndicats de quartier : « On a expulsé dans les règles le squat Roques et Lecoeur des Sahraouis, on aura la même fermeté pour tous les squat de la ville de Pessac. »

Le manque de logement est donc dû aux expulsions et à la spéculation immobilière, c’est par ailleurs ce qui a poussé le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic qui se revendique d’une politique sociale et écologique, à signer avec la préfète Fabienne Buccio en tant que représentante d’Etat du gouvernement de Macron le projet « squat illicite. » Celle-ci revêt le titre de championne des politiques anti-migratoires avec l’outil policier, détenant un record d’expulsion de squats, de dépôt d’OQTF et se vantait d’avoir fait réduire les demandes d’asiles de 24% à 1% en passant directement par les réseaux de passeurs.

C’est sous le même discours sécuritaire et appelé “protectionniste” que tient l’Etat, envers les MNA (Mineurs Non Accompagnés) que l’adjoint à la sécurité Amine Smihi renforce les dispositifs policiers de la mairie de Pierre Hurmic, faisant encore appel à l’Etat pour ce faire mais ne met pourtant pas de véritable moyens en place pour les MNA, les sans-abris et expulse sous prétexte d’inégalité des demandeurs d’asiles et des OQTF.

Ces expulsions à la chaîne vont avoir pour conséquence de plonger les sans-abris et les sans-papiers dans une situation de précarité extrême, plus qu’elles ne l’étaient déjà, puisque la spéculation immobilière touche aussi les foyers d’hébergements de sans-abris et de migrants et qu’il ait rendu quasi-impossible les ouvertures de squats par la préfète. De plus nous revendiquons la réquisition des plus de 20 000 logements vacants présents sur la métropole, pour les sans-abris et sans-papiers pour qu’ils puissent être dans des logements pérennes et salubres.

La réquisition des logements vacants pour les sans-papiers ne suffisant pas à mettre les mettre à l’abri d’une OQTF et de l’exploitation salariale nous devons exiger la régularisation de tous les sans-papiers, le partage du temps de travail, des soins gratuits pour toutes les personnes plongées par la précarité dans des conditions physiques catastrophiques, ainsi que l’ouverture des frontières et le droit d’installation et circulation pour que ces personnes puissent retrouver leurs familles ainsi que l’arrêt des guerres impérialistes par la France et des politique économiques libérales qui sont la cause de la migration.




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