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Bordeaux. Plusieurs centaines de personnes à la manifestation contre les violences policières

Dans le cadre de l’appel national à Paris par le comite Adama contre les violence policières et le racisme d’Etat, une manifestation à Bordeaux a rassemblé plusieurs centaines de personnes.

samedi 13 juin

Suite a l’appel du CLAP33, des Mutilés pour l’exemple et du collectif Vies volées, un rassemblement a été organisé à la place de la Bourse à 14h30 pour aller manifester en direction de la Flèche Saint-Michel. Plusieurs centaines de personnes ont marché aux cris de « Tout le monde déteste la police », « Pas de justice, pas de paix » ou encore « Justice pour Adama » et « On n’oublie pas, on ne pardonne pas ». A l’arrivée place Saint Michel, un sit-in a eu lieu pendant lequel ont été énumérés les noms des différentes victimes tuées par la police ces dernières décennies.

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte de mobilisation internationale contre le racisme et les violences policières suite a l’assassinat de Georges Floyd aux Etats-Unis le 25 mai, un vent de révolte qui a soufflé jusqu’à Bordeaux. Depuis la semaine dernière deux manifestations ont eu lieu dans la capitale girondine rassemblant à chaque fois plusieurs milliers de personnes.

Mais la stratégie choisie par les organisateurs de la manifestation de ce jour interroge. D’une part, ceux-ci ont rompu le front unique à l’origine du rassemblement devant le Consulat étasunien en excluant le NPA Jeunes et Révolution Permanente, LO, le POI, les organisations syndicales et plusieurs autres associations ou collectifs. D’autre part, ils ont choisi d’inscrire la manifestation en défense de la « République et de la démocratie » auxquelles les violences policières « feraient tâche » dans la description de leur événement Facebook. Or, le racisme et les violences policières que connaissent au quotidien les habitants des quartiers populaires sont constitutives de cette Vème République, fondée sur son passé colonial dont les massacres en Algérie par exemple. Ceci explique peut être aussi pourquoi la mobilisation a reculé ce samedi 13 juin dans les rues de Bordeaux, par rapport à la marche organisée avec une démarche collective par un large appel d’organisations qui avait réuni 3500 personnes.

Pour la suite de la mobilisation, il faut constituer un front unique de combat le plus large possible qui organise la colère et la révolte légitime contre ce système capitaliste violent et raciste et son Etat dont la police ne constitue que le bras armé. Ce serait la meilleure manière de continuer la « révolution mondiale » que le Comité Adama appelle de ses voeux dans son appel à la marche nationale du 16 juin.




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