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Notre classe

Stop au mépris des hospitaliers par le gouvernement !

Bordeaux. Rassemblement devant l’hôpital Pellegrin contre la gestion autoritaire et les sanctions à l’hôpital

Plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées ce mardi matin sur le rond-point de Charles Perrens de l'hôpital Pellegrin, pour dénoncer l'obligation vaccinale et les sanctions qui l'accompagnent, qui prennent effet dès ce mercredi 15 septembre pour le personnel hospitalier. Contre le mépris du gouvernement et ses offensives autoritaires, il faut un grand mouvement d'ensemble, qui dépasse les journées ponctuelles de grève.

mercredi 15 septembre

Le 14 septembre, un rassemblement a eu lieu devant le CHU de Pellegrin et l’hôpital Charles Perrens à Bordeaux, dans le cadre de l’appel national à la grève de la CGT, pour protester contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale des travailleurs de la santé. En effet, dès le 15 septembre les hospitaliers ne pouvant attester de leur vaccination ne pourront plus exercer et leur salaire sera suspendu. Appelé la veille de la mise en application des sanctions le rassemblement avait une vocation symbolique évidente. D’autres rassemblements ponctuels de ce type sont appelés devant de nombreux hôpitaux, comme à l’hôpital Haut Lévèque ainsi qu’au CHU de Libourne ce mercredi.

La mise en place du pass sanitaire et les sanctions qui l’accompagnent est une attaque inacceptable contre les travailleurs de la santé de la part du gouvernement. En effet, depuis le début de la pandémie, ils sont en première ligne contre la Covid 19. L’État les a envoyés travailler tous les jours, sans le matériel nécessaire et en sous effectif, parfois même positifs au covid. De plus, loin de prévoir une gestion sanitaire à la hauteur de la pandémie, les fermetures de lits d’hôpitaux ont continué en pleine crise. Dans le même temps, Macron qualifiait très cyniquement les soignants de héros de la nation et appelait à les applaudir tous les soirs à 20 heures, comme si les politiques néo libérales de son gouvernement et des précédents n’étaient pas la cause de toutes les coupes budgétaires et de personnel qui mettent aujourd’hui l’hôpital en grande difficulté. Avec l’obligation vaccinale, le gouvernement va donc réduire le personnel dans les hôpitaux, dans une période qui nécessiterait plus que jamais des embauches massives.

Ainsi la question de la vaccination de masse est centrale. Si la vaccination de masse est une nécessité absolue et l’une des clefs de résolution pour endiguer l’épidémie, l’exécutif a fait une nouvelle fois le choix de la contrainte et de la sanction en consacrant une nouvelle offensive autoritaire dans la droite lignée de sa gestion depuis les premiers jours de la pandémie.

Face aux mesures autoritaires du gouvernement, si la CGT revendiquait donc aujourd’hui la mise en place de moyens massifs dans la santé publique, des embauches de personnels et la fin de l’obligation vaccinale. Au-delà de l’articulation nécessaire de la lutte contre le pass sanitaire avec le refus des mesures anti-sociales du gouvernement, porter dans le mouvement un programme sanitaire ouvrier est fondamental. Un programme qui doit articuler défense de la vaccination et des moyens de la mettre en œuvre - sur un plan national comme international par la levée des brevets - avec la revendication de moyens pour les hôpitaux mais aussi d’une véritable stratégie de prévention entre les mains des travailleuses et travailleurs pour en finir avec la gestion autoritaire des vagues successives générées par les variants.

De plus, alors que les directions syndicales appellent uniquement à quelques journées isolées de grève ponctuelle, qui sont insuffisantes pour faire barrage aux politiques autoritaires du gouvernement, il est plus que jamais nécessaire, non pas de multiplier les journées saute mouton, dont plusieurs expériences ont déjà montré toutes les limites de cette stratégie perdante, mais de construire un grand mouvement d’ensemble qui rassemble l’ensemble des services hospitaliers, qu’ils soient du public ou du privé, pour exiger des investissements massifs et des embauches dans la santé ainsi que le dégel du point d’indice bloqué depuis 10 ans.




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