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Bordeaux. Vague d’arrestations et mises en garde à vue de Gilets jaunes

Depuis lundi une vague d’arrestation a déferlé contre plusieurs Gilets Jaunes à Bordeaux. Des accusations rocambolesques ainsi que des arrestations à domicile musclées dans le but de faire taire la contestation qui fragilise et met en échec le gouvernement depuis plusieurs mois.

vendredi 1er février

La mobilisation des Gilets Jaunes est loin d’être finie. Avec la journée de grève générale appelée par la CGT et Sud Solidaires le mouvement a le potentiel de rebondir et de dépasser les limites du spontanéisme qui a été au même temps la force du mouvement à ses débuts. En effet, avec la rentrée des organisations syndicales en scène, c’est tout un nouveau casse tête pour le gouvernement qui se profile.

Sur la ville de Bordeaux, le préfet de la Gironde Didier Lallement et Alain Juppé, maire de la ville, prennent déjà leurs précautions en vue d’une possible convergence Gilets Jaunes/Gilets Rouges. C’est ainsi qu’une grande rafle s’est déroulée pendant toute la semaine à l’encontre de manifestants Gilets Jaunes et de personnes actives sur les réseaux sociaux relayant les initiatives et actions des Gilets Jaunes.

Arrestations violentes, placages au sol, insultes et menaces, suivis de gardes à vues difficilement explicables. La police s’est servie des publications en live des actions et des manifestations pour mettre en cause les interpellés, avec des chefs d’accusations montées de toutes pièces pour essayer d’intimider les Gilets Jaunes et peut être ainsi les empêcher de réaliser la convergence prévue le 5 février.

Au moins une dizaine de manifestants ont été placés en garde à vue avec des accusations insolites. Propagande, insultes envers les forces de l’ordre, organisations de manifestations illégales, incitation à la haine ou encore trouble à l’ordre public, ce sont parmi d’autres les principaux chefs d’accusation auxquels ont été confronté les interpellés.

Une vague d’arrestations, que l’on peut bel et bien qualifier de politiques, qui s’est intensifiée en début de semaine. Cependant les intimidations et les arrestations ont commencé il y a déjà quelques mois : Peter et Adrian ont passé 48 heures en garde à vue ; un manifestant vient de prendre 2 mois de prison avec sursis pour port de fumigène jaune dans son sac.

La loi « anti-casseur » est un pas supplémentaire dans cette escalade anti-démocratique et répressive que le gouvernement Macron mène depuis son investiture, et ne fait que poursuivre la voie déjà entamée par l’ancien gouvernement Hollande : 49.3, ordonnances, répression et violences policières, droit de manifester et liberté de presse bafoués.

Jupiter étant déchu, il ne lui reste que la matraque et les flashball pour maintenir son l’ordre. Pendant que Benalla se vante du soutien du « patron », les Gilets Jaunes se font persécuter de façon à nous rappeler les épisodes les plus sombres de l’histoire. Avec l’appui d’une justice à deux vitesses, une pour les riches, les amis de Macron, pour son monde, une autre pour les travailleurs, étudiants, chômeurs et la population en générale.

Contre ces abus, mobilisons nous pour que la convergence puisse se faire et durer dans le temps. Grèves et blocages pour faire tomber le gouvernement Macron !

Crédit Photo : LP/Fred Dugit




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