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C’est officiel, au moins 150 Gilets Jaunes sont mis sur écoute par les RG

L'information est paru, ce 7 février, dans le journal Le Point. Au moins 150 Gilets Jaunes ont été placés sur écoute téléphonique et/ou « espionnage » internet par les renseignements généraux.

Crédits : Une écoute téléphonique dans le film "Le quatrième protocole" de John Mackenzie (1987) (AFP)

C’est une information dévoilée par le journal Le Point. Des Gilets Jaunes, à hauteur d’une centaine en province et d’une cinquantaine en région parisienne, font l’objet d’une surveillance attentive, que ce soit par le biais d’écoutes téléphoniques et/ou d’un « espionnage » internet par les renseignements généraux. Bien sûr, et comme toujours avec ce type d’information, il s’agit d’une estimation « basse », et le nombre de Gilets Jaunes étroitement surveillés pourrait être bien supérieur.

Mais cette information à le mérite « d’officialisé », en quelques sortes, les pratiques d’espionnage du pouvoir envers toute contestation. Toujours selon Le Point, la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) « multiplient les demandes d’autorisation auprès de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). ». Le journal précise également que, d’après une source, « ce sont les mêmes justifications qu’on utilise pour procéder aux écoutes sur l’ultradroite ou l’ultragauche ». Le Canard Enchainé avait également révélé, il y a peu, que les renseignements généraux « pistés » les Gilets Jaunes depuis les premiers jours de mobilisation, voir même en amont.

Après les perquisitions à Médiapart commandité par Matignon ce 4 février, puis la perquisition chez Manuel Bompard ce 7 février, voici donc une nouvelle démonstration en matière de mesure répressive contre toute voie dissonnante à celle du pouvoir en place. Cette fois-ci, ce sont les militants qui sont directement visés par des méthodes de surveillance qui entre en échos avec la très liberticide loi « anti casseur », donnant le pouvoir au préfet, et donc des fonctionnaires de l’Etat, d’interdire de manifestation tout individu par simple arrêté, c’est à dire sans procès. Il s’agit donc d’un dur tournant autoritaire de la part des plus hautes sphères de l’Etat, après plus de deux mois de mobilisation, visant à éteindre par la force tout foyer de contestation.




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