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Notre classe

Première ligne de l'hôpital en grève

CHU Bordeaux. Venez soutenir les grévistes ce mardi !

A partir du 22 mai, un préavis de grève illimité à été posé par Sud Santé Sociaux au CHU de Bordeaux. Le syndicat, dans l'intersyndicale, appelle à un premier rassemblement des grévistes le mardi 26 mai en soutien aux hospitalier.e.s en grève ! Le collectif Du Pain et Des Roses appelle à soutenir les hospitalier.e.s en grève !

dimanche 24 mai

Les militantes du collectif Du Pain et Des Roses Bordeaux appellent à rejoindre le rassemblement des grévistes de l’hôpital ce mardi 26 à Bordeaux, pour soutenir ces travailleurs et travailleuses de l’hôpital qui ont été en première ligne de la crise sanitaire, dans un contexte où l’hôpital public a été détruit par les différentes réformes des gouvernements successifs. Ce secteur - majoritairement féminin - s’est retrouvé face à l’épidémie désarmé, à cause de la politique criminelle qu’ont mené ces gouvernements successifs contre l’hôpital public : manque de masques, de matériel, de places en réanimation, de personnel et de valorisation des contrats et des salaires. Face à l’écho que ces travailleurs ont obtenu dans leur combat héroïque contre le virus, il est aujourd’hui nécessaire de les soutenir dans leur combat pour de meilleurs conditions de travail et pour l’investissement dans l’hôpital public : ce mardi, c’est l’occasion de venir soutenir les hospitaliers en grève, cette première ligne face à la crise qui devient peu à peu la première ligne d’un combat pour un système de santé universel, pour l’investissement dans les services publics, nécessaires et vitaux, qui ne peuvent pas être rentabilisés, puisque ce sont nos vies qui sont en jeu.

Retrouvez l’événement facebook avec toutes les informations dans sa description :

5 bonnes raisons de venir soutenir les hospitaliers bâillonnés par le gouvernement, au rassemblement du 26 mai et après à Bordeaux :

1 - Depuis le début de l’épidémie, le personnel hospitalier est en première ligne. Leurs conditions de travail empirent : augmentation du nombre de patients admis à l’hôpital sans capacité d’accueil suffisante, augmentation du temps de travail, manque de personnels, auxquels s’ajoute la boule au ventre et la peur de contracter le virus et de le transmettre à leurs proches...

Cette peur aurait pu être atténuée si les moyens matériels et humains leur avaient été alloués, et surtout à la hauteur de la gravité de la situation, en anticipant une situation de crise sanitaire comme celle-ci.

2 - De nombreux témoignages de soignant.e.s ont mis en lumière l’insuffisance voire l’absence de matériel et de protections sanitaires nécessaires pour travailler dans de "bonnes" conditions et dans la dignité de leur travail et des patients. Manque de lits en réanimation, manque de respirateurs, manque de surblouses, manque de masques… la liste est longue !

A cela vient s’ajouter le scandale des masques : on apprend que des grands groupes tels que La Poste ou Carrefour ont, pendant le confinement, rempli leurs stocks avec des millions de masques. Les stocks qu’ils possédaient n’ont pas été donnés à leurs employés pour qu’ils puissent travailler dans des conditions décentes. De plus, les grands patrons se sont bien tenus de distribuer gratuitement ces masques à la population, et surtout aux soignants qui en ont manqué et en manquent toujours, afin de les revendre à des prix exorbitants pour le déconfinement.

Pourquoi les hôpitaux manquent-ils à ce point de matériel ? La réponse est simple : depuis des décennies, les gouvernements successifs et leurs politiques néo-libérales participent à la casse de l’hôpital public.

3 - On ne compte plus le nombre de réformes passées sous les gouvernements des dernières décennies visant à rentabiliser les services publics, dont le domaine de la santé, pensant une fois de plus d’abord à leurs profits avant nos propres vies. A voir la façon dont est traité l’hôpital sous une pandémie mondiale, la tendance ne semble pas prête à s’inverser. Par exemple, les promesses de Macron en ce qui concerne la prime de 1500€ pour les soignant.e.s s’est transformée en une prime qui ne sera accessible qu’à une poignée d’entre eux.

4 - Au-delà du manque de matériel dans les hôpitaux et du manque considérable de masques partout dans le pays, nous ne voyons toujours pas de tests massifs et pourtant nécessaires à l’arrêt de la propagation du virus, principalement au niveau des travailleurs essentiels.

A Bordeaux, le CHU a ouvert 3 “drives de dépistage” qui pourraient tester environ une centaine de personnes quotidiennement. En plus de ne pas suffire, ce chiffre représente uniquement les personnes qui se font tester en possédant au préalable des symptômes qui pourraient être liés au Covid-19 alors qu’une grande partie des personnes atteintes par le virus sont asymptomatiques. Exigeons des tests massifs effectués sur l’ensemble de la population !

C’est pour ces raisons que nous, militantes de Du Pain et Des Roses, soutenons et appelons à aller massivement au rassemblement prévu le 26 mai. Nous encourageons l’auto-organisation du personnel hospitalier, parce qu’eux seuls savent ce dont ils ont réellement besoin afin de travailler décemment. Ils nous ont soigné, pour certains au prix de leur vie, face à des capitalistes sans scrupules : c’est à notre tour de les aider en luttant à leurs côtés.

Rendez-vous au rond point du CHU de Pellegrin à Bordeaux le mardi 26 mai à midi !

Retrouvez l’événement original ici :

Crédits photo : Marie Rouge pour Libération




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