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Blanchisserie du CHU

CHU de Bordeaux. Le secrétaire général FO envoie une militante CGT en commission disciplinaire

Le 10 mai, Marie Laure Charchar, secrétaire générale de la CGT blanchisserie du CHU de Bordeaux passait en commission de discipline pour un post Facebook qui aurait été préjudiciable à l’encontre de l’établissement et dénoncée par le secrétaire général FO. Une méthode honteuse dont le CHU a su profiter afin de s’attaquer à une militante combattive.

vendredi 28 mai

Début mai c’était un énième cas de répression syndicale qui débutait sur Bordeaux, la secrétaire générale de la CGT blanchisserie du CHU de Bordeaux était convoquée pour la publication d’un post facebook qui aurait porté atteinte à l’image du CHU. Une publication qui serait restée jusqu’alors ignorée si le secrétaire général de Force Ouvrière de l’hôpital Haut Lévêque ne l’avait pas transmis à la direction dans un mail de délation que nous avons pu nous procurer :

Cette délation n’est pas anodine, et démontre une nouvelle fois les manœuvres dont sont capables certains dirigeants syndicaux bien en place. Dans l’intérêt de conserver leur rôle, avec l’enjeu d’être bien vu par la direction, aucune ligne rouge n’existe pour eux : d’une main ils signent toutes les attaques patronales, d’une autre ils balancent à la direction les militants qui eux cherchent à mettre en place une véritable résistance.

Car en s’attaquant à la secrétaire générale de la CGT Blanchisserie c’est aussi à l’ensemble des agents et des militants combatifs qui refusent de négocier le poids des chaînes et refusent d’être signataires de la supercherie qu’est le Ségur de la Santé comme a pu le faire le syndicat Force Ouvrière.

Marie Laure Charchar, que nous avons contacté raconte : « J’ai appris l’existence de ce mail, puis j’ai reçu en suivant un courrier de la direction avec une capture d’écran de mon Facebook. Ce qui me désole, c’est qu’avec cela, tu te rends compte que d’un côté tu es attaquée par la direction et de l’autre par une autre organisation syndicale, je dois déranger… Je suis une agent du CHU et on n’a pas à se dénoncer entre nous. Mais en plus de ça, c’est un dirigeant d’une organisation syndicale qui fait ça. Même si on est pas du même syndicat, on devrait se défendre coûte que coûte ! »

Il est évident qu’il ne faut pas laisser passer ce genre de pratiques et les dénoncer largement. Sans faire l’amalgame entre ce dirigeant et les syndiqués du syndicat de FO CHU, il faut faire comprendre à tout le monde que nous n’irons nulle part avec ce type de personnes à la tête d’un syndicat se revendiquant du côté des travailleurs. Loin de tout corporatisme, ce sont des fronts syndicaux combatifs que nous devons reconstruire, barrant fermement la route aux gouvernements et aux directions qui cherchent à remettre en cause les quelques acquis restants et s’appuient avec joie sur les divisions existantes.

Plus que jamais, le dialogue social comme ligne de conduite est criminel au vu des offensives et de l’hypocrisie constante que l’on nous renvoie. Il faut rompre avec ces illusions, en commençant par reformer des collectifs de luttes sur nos lieux de travail, mettant hors de nos syndicats les soit disant représentants qui ne semblent représenter que leurs intérêts et collaborent ouvertement avec les directions comme on a pu le voir ici.




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