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#FreeTheThree

Campagne internationale : Liberté pour les 3 manifestants #BlackLivesMatter qui encourent la prison à vie !

Urooj Rahman, Mattis Colinford et Samantha Shader ont été arrêtés pour destruction de biens publics lors d’une manifestation contre les violences policières à New York. Ces prisonniers politiques risquent aujourd’hui la peine de prison à perpétuité, alors que le mouvement #BlackLivesMatter se poursuit et que Trump espère faire de cette répression un exemple.

mercredi 1er juillet

Le 29 mai dernier (5 jours après le meurtre de George Floyd) des milliers de manifestants étaient arrêtés partout dans le pays dans le cadre des manifestations contre le racisme et les violences policières, dont 200 dans le centre de Brooklyn. Parmi eux, Samantha Shader, accusée d’avoir visé une voiture de police avec un cocktail molotov, et les avocats Mattis Colinford et Urooj Rahman, accusés d’avoir mis feu au siège arrière d’une voiture de police vide. Ils se retrouvent aujourd’hui tous les trois chargés de nombreux chefs d’accusations pour destruction présumée de biens, et risquent des peines d’au moins 20 ans d’emprisonnement pour Shader, et entre 45 ans et la perpétuité pour les deux avocats.

Perpétuité pour une voiture, mais combien pour la police responsable de centaines de victimes ? Ce soir là, la répression avait été très féroce contre les manifestants. Parmi elles, matraquage abusif lors d’une arrestation, une femme blessée à l’arrière du crâne après avoir été jetée à terre… Des violences policières reconnues par le maire de New York le lendemain, mais pour lesquelles aucune charge n’a encore été retenue contre les officiers de police en question. Ces violences s’inscrivent bien sûr dans une longue liste de crimes policiers, commis impunément : toujours aucune charge retenue contre les deux policiers ayant tué Breonna Taylor dans son sommeil le 13 mars dernier, ni contre Daniel Pantaleo, l’officier qui a étouffé Eric Garner à mort.

Si les peines encourues par les trois manifestants sont si lourdes, c’est parce que l’administration Trump cherche à faire de ces affaires des applications exemplaires de son mot d’ordre "Loi et Ordre", emprunté à Nixon. Se fondant sur la provenance extérieure à l’Etat de New York des voitures de police en question, le président a ainsi fait pression pour que la loi applicable soit celle de l’Etat fédéral, beaucoup plus punitive.

Après l’interdiction de manifester puis l’instauration de couvre-feu à travers tout le pays, tous les moyens sont bons pour réprimer le mouvement de contestation contre les violences policières et le racisme. La tentative d’emprisonnement de trois manifestants à vie n’est donc qu’une nouvelle étape dans la stratégie de Trump d’anéantir le mouvement historique qui met profondément à mal la fin de son mandat, et met en péril sa candidature aux élection de cet automne.
 
C’est pour exiger la libération immédiate sans poursuites des trois inculpés que le média Left Voice, journal frère de Révolution permanente aux Etats-Unis, a lancé une pétition internationale, "Free the Three". Il s’agit de défendre la liberté de Mattis, Samantha et Urooj et celle de tous les prisonniers politiques incarcérés et condamnés. Révolution Permanente vous invite à signer cette pétition et à la faire circuler massivement. Le mouvement désormais international contre le racisme et les violences policières nécessite une solidarité internationale contre la répression policière et judiciaire !

« Colinford Mattis, Urooj Rahman, et Samantha Shader ont été arrêtés le 29 mai et sont actuellement détenus au Metropolitan Detention Center de Brooklyn sans caution.

Urooj et Colin sont tous deux avocats. Ils sont également les seuls à prendre en charge financièrement les membres de leurs familles (frères et sœurs adoptifs dans le cas de Mattis et une mère âgée dans celui de Rahman). Ils ont été arrêtés pour avoir supposément lancé un cocktail Molotov à travers la vitre d’une voiture de la police de New York (déjà cassée et abandonnée) dans la nuit du 29 mai.
 
Ils risquent une peine de prison à vie avec un minimum de 45 ans.
 
Samantha Shader a été arrêtée ailleurs la même nuit, également pour avoir prétendument jeté un cocktail Molotov. Celui-ci, qui ne s’est pas consumé, aurait été dirigé vers une voiture où se trouvaient des officiers. Shader risque une peine de prison de cinq ans minimum, et jusqu’à 20 ans de réclusion.
 
L’administration Trump s’est efforcée de faire passer les poursuites du tribunal d’État au tribunal fédéral sur la base peu convaincante que les voitures du NYPD provenaient de l’extérieur de l’État, renvoyant les crimes présumés de Sam, Urooj et Colin à la juridiction fédérale.
 
Aucun d’entre eux n’a blessé qui que ce soit le 29 mai.
 
Pourtant, ils risquent plus de temps en prison que Daniel Pantaleo, le flic de la police de New York qui a tué Eric Garner alors qu’il le suppliait de respirer. Il n’a pas eu à endurer de peine de prison. Les flics qui ont assassiné Breonna Taylor dans sa propre maison n’ont pas non plus été emprisonnés. Pourtant, ces trois manifestants sont assis dans des cellules de prison alors qu’un nombre incalculable de flics continuent leur travail après avoir commis des actes similaires de meurtre et de brutalité.
 
L’administration Trump tente de faire d’Urooj, Colin et Sam un exemple. Les accusations fédérales sont destinées à faire monter les charges pour avoir participé au mouvement contre les violences policières. Urooj, Colin et Sam sont des prisonniers politiques qui ont été utilisés comme exemple pour décourager les révoltes, comme beaucoup d’autres prisonniers politiques actuellement en prison.
 
C’est inacceptable.
 
C’est pourquoi nous demandons la libération immédiate des trois prisonniers et l’abandon de toutes les charges pénales qui pèsent sur eux. Nous nous engageons en outre à solliciter nos syndicats et notre réseau à signer cette pétition et à déployer leurs moyens pour organiser une protestation de masse exigeant la libération de tous les prisonniers politiques. »

 
Signez la pétition




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