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Politique

Une différence de classe

Carlos Ghosn est dépeint comme un héros, les grévistes comme des terroristes

Carlos Ghosn en fuite au Liban. Le journal Les Echos titrait la grande évasion de Carlos Ghosn ». Or il est vrai que ses conditions de détentions étaient des plus dramatiques et difficile, en résidence surveillée, après avoir verser 8 millions d'euro pour sortir de prison. Mais il est à remarquer que cette fuite est des plus surprenante : comment un criminel sous surveillance rapprochée de la police peut-il partir tranquillement de sa résidence sans que personnes ne le constate ? Le tout avec un avion, et 12 millions d’euros en poche, via la Turquie. Personne n’a rien vu. Dans le même temps, tous les éditorialistes lui trouvent une posture de héros. Ce sont les mêmes qui ne cessent de cracher sur les grévistes et de les traiter de terroristes.

mardi 31 décembre 2019

Crédits photos : JOSEPH EID. AFP

Toujours un deux poids deux mesures. Et le gouvernement est là encore en première ligne pour protéger Carlos Ghosn. Si pour la secrétaire d’Etat Agnés Pannier Runacher sa fuite est une « surprise » et a affirmé qu’il n’est « au-dessus des lois », elle a avant tout affirmé « qu’il avait tout le soutien consulaire de la France ». Et pour cause selon les Magazine challenge, il serait parti au Liban avec un passeport Français. Quand il s’agit d’apporter de l’aide a des grands industriels, le gouvernement est toujours présent. Et ce quand bien même, Carlos Ghosn est accusé d’avoir volé et subtilisé des sommes astronomiques d’argent qui lui servait en définitive à fêter son anniversaire à Versailles, sans parler de sa politique managériale qui a conduit, sous les pressions du rendement et la précarité, des salariés à mettre fin à leur vie. En effet, sur les chaînes de Montage chez Renault, on est payé une misère. Mais on n’est pas choqué. Comme par habitude, la classe politiques couvre les grands patrons malgré toutes les affaires qui les suivent : c’est une solidarité de classe, pour celui qui n’a eu cesse de voler les salariés.

La répression contre les grévistes qui défendent une autre société, le Liban et le soleil pour Carlos Ghosn

Les choses sont très claires. En fonction de la classe à laquelle on appartient et du rôle que l’on joue dans la société, les traitements qui nous est réservé est induit. En ce qui concerne le volet médiatique, par exemple, les grévistes de la RATP-SNCF qui, aujourd’hui en sont à leur 26ème jour de grève, est associé une importante campagne de dénigrement. Jamais l’on ne verra par exemple joue les médiats dominants se ruer pour dénoncer les violences policières diligentées par le gouvernement. Et c’est même tous le contraire, les grands médias justifient les déblocages s’appuyant sur une constitution qui n’a évidemment pas été écrite par les ouvriers mais pour les patrons. Si la loi dit interdire la restriction du travail, il est par contre totalement normal d’exploiter et faire travailler dans les pires conditions les salariés, et de mettre en prison les Gilets Jaunes qui pour eux aucune émission n’est faite pour parler de leur condition de détentions, ou même leurs enfants auxquels ils ne peuvent rendre visite ni parler avec eux.

Le deux poids deux mesures que l’on mesure en fonction du statut que vous avez dans ce monde capitaliste. Carlos Ghons et le représentant de cette caste de privilégié qui parasite la société et d’ailleurs sa mise en prison n’a a aucun moment empêcher les voitures de sortir des chaînes de production. Face à ça, toute colère qui finir par jaillir, patronat et gouvernement se doivent pour garder leurs intérêts de briser la contestation au risque sinon de tout perdre. C’est ce qu’illustre aussi bien la répression terrible contre les Gilets jaunes ou encore l’offensive importante contre mouvement actuel contre la réforme des retraites. C’est la lutte des classe deux classe sociales qui s’affrontent et il n’y peut y avoir de répit, sans leur abolition.




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