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Société

Communiqué du NPA

Chambéry : après une expulsion mortelle, la municipalité droit dans ses bottes

Un mort de plus du fait des violences policières : mercredi 3 juillet, Lakhdar Bey, un homme de 52 ans est mort d’une crise cardiaque lors de l'expulsion de son logement. Pour dénoncer cette scandaleuse expulsion mortelle, 120 personnes ont envahi le conseil municipal de Chambéry lundi 9 juillet au soir. La réponse de Michel Dantin, maire de Chambéry a été intraitable : appeler la police, ce qui a conduit à l'arrestation et au placement en garde à vue d'une militante. Nous relayons ci-dessous le communiqué de dénonciation du NPA.

mardi 9 juillet

Publication originelle ici.

Crédit Photo : Google Street Views

Mercredi 3 juillet, Lakhdar Bey, un homme de 52 ans est mort d’une crise cardiaque des suites d’une interpellation musclée réalisée par la police devant ses enfants. Son crime ? Avoir refusé de laisser sa femme et ses quatre enfants, dont un nouveau-né, être expulsé du logement social qu’il occupait. Malgré son malaise cardiaque, l’homme a été trainé inconscient mais menotté par la police dans l’escalier, avant d’être jeté dans une voiture de police dans laquelle il est décédé. Une enquête de l’IGPN a été ouverte, dont la directrice départementale de la sécurité de Savoie a déjà donné la conclusion, en affirmant le jour même des événements « qu’il n’y a pas eu de violences policières ».

Directement mis en cause, puisque le logement appartient au parc social, Michel Dantin, maire LR de Chambéry, ne regrette rien et revendique même l’expulsion, en expliquant « qu’il y a des règles, elles doivent être respectées ». Devant, les militants du logement social, venus protester au conseil municipal du lundi 8 juillet contre l’expulsion, il est resté droit dans ses bottes, allant même jusqu’à rejeter la proposition de faire une minute de silence, à la mémoire de Lakdar Bey. Refusant tout dialogue, il a demandé à la police de faire évacuer le conseil municipal, ce qu’elle a fait avec une violence inédite à Chambéry, allant même jusqu’à utiliser des chiens. Une militante a été interpelée et placée en garde-à-vue, accusée de « violence volontaire sur agent de la force publique ».

Le NPA dénonce la violence de la municipalité, réclame la libération immédiate et l’arrêt des poursuites. Il demande que la ville reconnaisse sa responsabilité dans la mort de monsieur Lakhdar Bey et que sa famille soit relogée dignement et de façon pérenne. Il demande aussi que la municipalité prenne un arrêt contre les expulsions et fasse appliquer la loi sur la réquisition des logements vides, car il n’est pas acceptable de voir des familles dans la rue alors plus de 2000 logements vacants dans l’agglomération chambérienne.

Ci-dessous, le reportage de TvNet Citoyenne, qui revient sur les conditions de l’arrestation à partir de témoignages d’habitants du quartier :




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