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Notre classe

Un exemple de ce que nous réservera la loi Travail ?

Chantage à l’emploi à PSA Rennes. Salaires, RTT vs nouveau modèle.

La semaine dernière, la direction de Rennes a convoqué les syndicats pour engager des discussions concernant l'application d'un nouvel accord local de compétitivité nommé « accord de performance ». Le but de la direction serait de réduire à nouveau les salaires et les droits des salariés, qui avaient déjà été baissés en août 2015, afin de pouvoir potentiellement sortir un nouveau véhicule d'ici 2018/2019, grâce à l'argent économisé sur le dos des employés. Norah Zamryn

lundi 14 mars 2016

La direction de PSA Rennes veut saigner à blanc les employés

La direction de PSA à Rennes souhaiterait imposer par accord d’entreprise la suppression de la prime d’équipe, de la prime de rentrée de 190 € brut (148 € net), d’une partie des congés (ancienneté, RTT, etc.), ainsi que le blocage des salaires pendant les 3 prochaines années. Rien que ça.

La raison ? Faire « des économies » pour lancer le nouveau modèle et maintenir ainsi les emplois. C’est un chantage à l’emploi d’autant plus ingrat que PSA se porte au mieux, avec un chiffre d’affaire atteignant le milliard en 2015, et des bénéfices en hausse ! Il s’agirait ainsi d’exiger de ses travailleurs qu’ils « payent de leur poche » les conditions qui permettraient la construction d’un nouveau véhicule, pour éviter une potentielle fermeture de l’entreprise.


Refusons le chantage ! Amplifions la mobilisation !

La direction organise une 4ème réunion de discussion ce mardi 15 mars et exige la signature d’un accord pour le vendredi 18 mars. Si cet accord devait passer à Rennes, cela donnerait des possibilités à la direction d’agir de la même manière sur les autres usines du groupe, et pourquoi pas donner l’exemple aux entreprises autres que PSA.

Ces accords d’entreprise et le chantage à l’emploi reflètent en quelque sorte la nouvelle mouture des accords d’entreprise que la loi Travail vise à généraliser. Cette lutte est donc indissociable du rapport de force que nous pourrons imposer globalement pour le retrait total de la loi Travail, désormais loi Berger, ni amendable ni négociable. Pour imposer son retrait, nous devons massifier la mobilisation, en lien avec la jeunesse et les militants combatifs : prochain rendez-vous le 17 mars !




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