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« Fuera Piñera »

Chili. Le Parti des Travailleurs Révolutionnaires annonce sa participation au processus constituant

Le Parti des Travailleurs Révolutionnaires chilien qui anime La Izquierda Diario dans le pays, a annoncé sa participation au processus constituant dans la région de Santiago. Le PTR est ainsi la seule organisation politique à la gauche du Parti communiste et du Frente Amplio qui aura une présence légale dans les régions de Valparaíso, Antofagasta, Araucanía, Arica et Parinacota, Los Lagos et Los Ríos.

samedi 24 octobre

Article initialement publié sur le site La Izquierda Diario Chile
Traduction : Flo Balletti

Ce vendredi matin, Dauno Tótoro, un jeune dirigeant du Parti des Travailleurs Révolutionnaires (PTR), poursuivi par le gouvernement Piñera pour avoir demandé sa démission, a annoncé qu’il avait fait cette présentation pour obtenir la légalité en tant qu’organisation politique dans la région métropolitaine, où ils ont obtenu le soutien de 7 300 signatures.

Le PTR du Chili fait partie de la Fraction Trotskyste – Quatrième Internationale (au même titre que les militants du NPA – Révolution Permanente) et est à l’initiative de La Izquierda Diario, site internet frère de Révolution Permanente, dans ce pays. Avec la présentation de ce vendredi, le PTR devient la seule organisation politique à la gauche du Parti communiste et du Frente Amplio qui aura une présence légale dans les régions de Valparaíso, Antofagasta, Araucanía, Arica et Parinacota, Los Lagos et Los Ríos.

Au vu du plébiscite actuel et du processus constituant, le Parti des Travailleurs Révolutionnaires a promu le Commandement pour une Assemblée constituante libre et souveraine avec des centaines de travailleurs, de jeunes et de femmes au niveau national.

« Nous demandons l’approbation parce que nous ne voulons pas d’une constitution à la Pinochet, mais au deuxième tour de scrutin, nous avons mis un bulletin nul en marquant ‘Assemblée constituante libre et souveraine et Piñera dehors’. Parce qu’il est plus que jamais nécessaire de reprendre les drapeaux de la rébellion et le chemin qui a mené à la grève générale du 12 novembre, pour une véritable Assemblée constituante libre et souveraine qui a été réclamée dans la rue », a déclaré Dauno Tótoro.

Ne laissez pas les mêmes personnes décider : pour une alternative des travailleuses et travailleurs, anticapitaliste et socialiste

Joseffe Cáceres, femme de ménage, dirigeante du syndicat ANFUMCE et porte-parole nationale du collectif féministe révolutionnaire Pan y Rosas Chile, a quant à elle annoncé : « Nous estimons qu’afin d’obtenir nos revendications pour le pain, la santé et le travail, nous devons retourner sur la voie de la mobilisation et du programme de rébellion populaire, qu’un salaire minimum de plus de 500 000 pesos [soit 543€ environ, alors qu’il est aujourd’hui plafonné à 320 000 pesos, soit 348€] soit accordé à un panier familial de base pour que ce soit nous, les travailleuses et travailleurs qui puissions décider, contrôler et gérer nos ressources naturelles, pour la fin du système de retraite par capitalisation, pour que chaque parlementaire gagne le même salaire qu’un enseignant et que la politique ne soit pas un marché, pour une Assemblée constituante libre et souveraine et que Piñera dégage. »

De même, Joseffe Cáceres a soulevé l’importance des mobilisations pour approuver la force organisée des travailleurs dans la santé, l’éducation, les mines, les docks, les industries, les services, dans les lieux d’étude et populaires, dans les rues, avec la capacité de lutter et de construire une alternative des travailleurs, anticapitaliste et socialiste : « Il est urgent de reprendre l’auto-organisation des comités et des assemblées qui se sont développés pendant la rébellion, nous devons utiliser ces forces dans nos lieux de travail pour une alternative indépendante des travailleurs et non des patrons », a-t-elle lancé.

Les dirigeants du Parti des Travailleurs Révolutionnaires appellent à reprendre les revendications de la rébellion populaire dans la perspective de la grève générale pour mettre fin à l’impunité et vaincre les attaques répressives du gouvernement, pour faire partir Piñera et conquérir une véritable Assemblée constituante libre et souveraine pour que le peuple travailleur puisse décider.
Concernant les derniers actes de répression policière, Dauno Tótoro a évoqué la criminalisation, la répression et l’impunité des violations des droits de l’homme : « Nous exigeons que les responsables politiques et matériels du meurtre d’Aníbal Villarroel et de toutes les violations des droits de l’homme soient jugés et punis ».




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