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Monde

Justicia y Castigo !

Chili. Manifestations en mémoire de Pablo Marchant, jeune mapuche assassiné par la police

Le vendredi 9 dans l’après midi, Pablo Marchant membre de la communauté Mapuche a été assassiné par la police chilienne. Il était en train de lutter pour les droits territoriaux des Mapuche. Ce dimanche, de Santiago à Antofagasta , des manifestations en sa mémoire et contre les crimes de la police ont eu lieu dans tout le Chili.

lundi 12 juillet

 
 
Pablo Marchant, membre actif du CAM (Coordination Auraco-Malleco, comité d’action Mapuche), a été tué pendant qu’il luttait pour la défense de ses terres et des ses droits. Le meurtre s’est produit en territoire Lafkenche, dans le secteur de Casa Piedra, sur la route qui relie Tranapuente à Carahue, sur des terres exploitées par l’entreprise Mininco, qui appartient à la famille Matte - l’une des 5 familles les plus puissantes du Chili.

Pablo Marchant était avec d’autres membres du CAM en train de défendre leurs droits et leur terres. Pour lutter contre l’invasion de l’Etat et des entreprises sur les terres qui leur appartiennent, ils luttent par le biais du sabotage, en brûlant des machines. Afin de continuer leur pillage en toute sécurité, les entreprises privées, dont Mininco, demandent les services de l’Etat. La police était donc présente pour surveiller le site. Main dans la main pour réprimer les Mapuche, la police a tiré sans sommation sur les activistes, blessant ainsi mortellement le jeune Pablo.
 
Un meurtre à l’image de la brutale répression de l’Etat chilien et des entreprises privées pour piller les terres Mapuche. Dès le lendemain, des appels à manifester se sont organisés à travers le pays, pour porter la mémoire de ce jeune combattant Mapuche.
 
 

Les manifestations qui ont rassemblé des milliers de personnes ont été violemment réprimées par la police chilienne. Ce meurtre, et la répression qui s’en suit, démontrent que la convention constitutionnelle et son conseil d’administration présidé par Elisa Loncon n’ont pas dépassé le stade du symbole : alors qu’un jeune Mapuche est à nouveau assassiné, la convention s’est contenté de dénoncer l’action des policiers, sans pour autant prendre les mesures revendiquées par les manifestants, à savoir la fin de l’invasion et du pillage par les entreprises capitalistes dans les territoires Mapuche, la fin de la militarisation de Wallmapu et l’autodétermination du peuple Mapuche et autres peuples indigènes.
 
Afin d’en finir avec la répression systématique de l’Etat chilien qui pille et tue les peuples indigènes du Chili, il est nécessaire de s’organiser en indépendance des institutions du régime chilien, qui perpétuent et légitiment sans cesse ces crimes. Justice et vérité pour Pablo Marchant !




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