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Monde

Répression féroce

Chili : un manifestant écrasé entre deux voitures de police

La vidéo, d'abord diffusée par la chaîne de télévision chilienne Meganoticias, a rapidement fait le tour du monde. Datant du 20 décembre dernier, on y voit deux voitures de police blindées pénétrer la Plaza de la Dignidad avant d'écraser un manifestant entre les deux véhicules.

jeudi 26 décembre 2019

Crédit photo : Meganoticias

Les images sont particulièrement criantes : d’abord diffusées le 20 décembre sur la chaîne chilienne d’information en direct Meganoticias, elles démontrent de manière explicite la répression brutale qui s’abat sur le peuple chilien. On y voit deux voitures de police blindées au milieu d’un groupe de manifestants dans la capitale chilienne. Alors que l’un des manifestants tente de traverser la rue, l’un des véhicules de police se braque vers lui et manœuvre afin de l’écraser contre le second véhicule.

Une seconde vidéo, partagée sur Twitter, présente les mêmes évènements d’un autre angle :

Rapidement, le véhicule est encerclé par un groupe de manifestants, puis se retire, alors que d’autres tentent de prendre le blessé en charge. Le soir même, les services d’urgences locaux indiquaient sur Twitter que l’état de santé du blessé, un jeune homme d’une vingtaine d’années, était grave et incertain, ses examens médicaux n’étant pour l’instant pas terminés. L’homme est actuellement pris en charge par une clinique privée.

Interrogé sur l’affaire, l’intendant de Santiago, Felipe Guevara Stephens, a précisé que lui et ses services continueraient de « travailler a rétablir l’ordre public ». Une enquête sur l’affaire à depuis été confiée au bureau du procureur… Qui, comme en France, organise depuis le début du mouvement l’impunité judiciaire de la police et de l’armée.

Car ce c’est pas la première fois qu’un tel incident se déroule : le 14 novembre, un manifestant était renversé par une moto de police. Plus tôt encore, en octobre , un véhicule blindé écrasait un manifestant. En ce même mois d’octobre, un élu de la majorité du président Pinera prenait Macron face aux Gilets jaunes en exemple pour justifier la politique de répression mise en place par le gouvernement chilien : « Dans un pays comme la France les choses ont été résolues de la manière dont elles doivent être résolues au Chili ». Un amour réciproque, puisque plusieurs hauts-gradés français se sont depuis rendus au Chili afin de transmettre à la police locale leur expérience en matière de répression…




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