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Politique

Le policier boxeur de Toulon est libre comme l'air mais...

Christophe Dettinger restera en prison jusqu’à son procès !

Christophe Dettinger, le boxeur Gilet jaune accusé d'avoir agressé deux gendarmes à l'acte VIII, restera derrière les barreaux jusqu'à son procès le 13 février. Telle est la décision prise par la Cour d'appel de Paris ce mercredi qui a refusé sa demande de libération.

mercredi 30 janvier

Les avocats de l’ex boxeur professionnel, Christophe Dettinger, avaient demandé sa libération sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès le 13 février. En effet, le 9 janvier, suite à son passage en comparution immédiate il avait été placé en détention provisoire.

Ainsi, cela fait presque un mois que Christophe Dettinger, mobilisé dans le mouvement des Gilets jaunes, est en prison pour s’être défendu face aux forces de police lors de l’acte VIII à Paris. Accusé de "violences volontaires" contre deux gendarmes, ce dernier avait immédiatement reconnu les faits dans une vidéo avant de se rendre à la police le lundi matin.

Le soutien du boxeur par les gilets jaunes a été immédiat étant donné la répression féroce qui s’abat sur eux depuis le début du mouvement. Aujourd’hui, la décision de garder Christophe Dettinger en prison est vécue comme une énième injustice étant donné l’ampleur de la répression et l’impunité totale dont jouissent les forces de police. De fait, si 101 enquêtes IGPN ont été ouvertes depuis début novembre, aucun policier n’est à l’heure d’aujourd’hui maintenu en détention provisoire ou inquiété. Une injustice d’autant plus flagrante quand ce weekend encore plusieurs Gilets jaunes ont été gravement blessés dont Jérôme Rodrigues et que les forces de police responsables sont toujours en service. Pour justifier le maintien en détention provisoire du boxeur, les juges ont d’ailleurs argué du danger que ce dernier "réitère les faits". Pourtant à l’heure d’aujourd’hui, la justice et le gouvernement ne sont pas aussi prompts à condamner les actes des forces de police ou encore l’utilisation du LBD 40 qui mutile chaque samedi de nombreuses personnes.

Ce samedi pour l’acte XII les Gilets jaunes ont d’ailleurs décidé de faire de cet acte une journée de mobilisation en hommage aux morts, blessés et mutilés, contre la répression et pour l’interdiction définitive du flashball LBD 40 qui est une arme de guerre.




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